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mardi 14 mai 2013

Conseil municipal du 13 mai 2013

Le conseil municipal s’est tenu après une minute de silence en hommage aux victimes des incendies et accidents survenus dans les dernières semaines.

Délibération 105 : Subventions exceptionnelles - Karim Mellouki

Mme la Maire,

Le groupe PCF-Front de Gauche s’associe, en ce jour, avec l’ensemble du conseil municipal à la douleur des familles Rémoises qui ont eu à perdre un proche dans les conditions dramatiques qui nous ont été rapportées. Les enquêtes de ces différentes affaires sont en cours et nous en attendrons leurs conclusions.

Cependant, concernant les locataires du Foyer Rémois en particulier, la loi des séries inquiète toute la population. Aussi, nous jugeons nécessaire d’assurer et de rassurer tous les locataires de cet organisme et d’obtenir des engagements précis sur ce qui sera mis en œuvre pour eux.

Bien sûr, la priorité a été mise en œuvre de la solidarité pour les familles de l’allée Beethoven du quartier Wilson directement touchées par ce drame mais les familles vivant dans les mêmes conditions et les mêmes logements que ceux ayant connu ce drame ne doivent pas être oubliées. Concernant la gestion de cette situation, pourrez-vous nous préciser les solutions qui ont été proposées et celles mises en œuvre pour gérer toutes les urgences rencontrées ?

Au-delà du règlement de ces urgences, nous continuons à insister et à proposer que notre collectivité s’investisse plus afin de convaincre ses partenaires, tous les organismes logeurs, de la nécessité de s’engager dans des solutions pérennes de maintenance de leurs patrimoines immobiliers. Les organismes logeurs se doivent de répondre aux attentes légitimes et justifiées de leurs locataires, c’est vital !

A ce jour, nous en attendons encore leurs actions et leurs engagements. Pour nous, l’Humain d’abord, doit être cette priorité !

Délibération 113 : Dispositif fiscal Duflot - Michel Guillaudeau

Mme la Maire,

L’application du dispositif fiscal Duflot à Reims, présenté dans ce projet de délibération comme une mesure favorisant la mixité sociale ne nous semble pas une priorité. Les chiffres des revenus 2010 donne un revenu médian (50% des ménages perçoivent moins que cette somme et 50% perçoivent plus) à Reims de 1 937€ en hausse de 0,7% en un an, soit bien moins que l’inflation. Peut être que ce dispositif convient mieux à la commune de Champigny avec un revenu médian de 3 805€ (le double de celui de Reims) en hausse de 5,4% en un an, soit bien plus que l’inflation.

Le bilan 2012 du Bureau d’accueil au logement social de l’Agglomération rémoise (BALS) fourni des données intéressantes :

-  le nombre de nouvelles inscriptions en 2012 est de 1733 contre 1576 en 2011 soit une hausse de 10%. Je rappelle qu’il s’agit de ménages dont les ressources sont inférieures à 55% des plafonds HLM et qui relèvent donc du Plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées.

-  on constate une hausse des demandeurs pour les personnes seules, les ménages de 2 personnes et pour ceux qui ont 3 personnes ou plus à charge.

-  Dans le cadre du BALS, 764 ménages ont été relogés en 2012. Une étude plus fine permet de constater que 370 demandeurs de 2012 ont été relogés (21,35% des demandeurs de l’année seulement) ainsi que 394 demandeurs des années 2009, 2010 et 2011.

S’il existe une situation de tension dans le domaine du logement à Reims c’est bien dans le domaine du logement social et en particulier pour le logement très social.

Un certain nombre de logements relevant du dispositif Duflot sont actuellement en cours de construction Boulevard de la Paix, en lieu et place des ex-AGF. On peut lire sur les panneaux d’affichage de Bouygues Immobilier : « Dispositif Duflot : profitez d’une réduction d’impôts jusqu’à 54 000€ ». C’est vrai que le nombre de logements sociaux est si important dans ce secteur Boulevard de la Paix - Rue des Moissons que ces constructions vont apporter de la mixité sociale ....

Nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération.

Réponse de la Maire : la loi Duflot permet à des investisseurs privés d’investir et c’est utile à notre territoire.

Intervention de Mme Vautrin qui déclare qu’il n’y a pas de tension sur l’accession au parc de logements sociaux dans le département de la Marne , qui est le second derrière la Seine Saint Denis pour le pourcentage de logements sociaux. Elle annonce qu’elle votera la projet de délibération.

Vote : abstentions = 6 (PCF Front de Gauche) ; pour = 53 (PS + Verts + UMP + Modem + Cédric Lattuada).

Documents et photos cliquez ici.


Délibération 147 : Transport public urbain - Karim Mellouki

Mme la Maire,

Nous devrions nous féliciter d’une économie venant du concessionnaire MARS à notre commune. En effet, Reims a tellement donné pour la réalisation du tramway et donne encore tellement pour son exploitation, qu’il serait normal que nous ayons une information claire de la situation de l’emploi des Rémoises et des Rémois salariés aux Transports Urbains de Reims ; Entreprise Transdev Reims.

Les emplois sont menacés et vous avez toutes les informations voulues et nécessaires à votre disposition depuis des années à ce sujet. Pourtant, vous persistez à nier la réalité et à daigner répondre à mes questions et donc, au-delà de ma personne, à celles et ceux que je représente et qui vous ont fait confiance en 2008, participant à vous confier les responsabilités qui sont les vôtres aujourd’hui. Cette situation est véritablement insupportable au regard des courriers et des propositions qui vous ont été adressés et auxquelles vous n’avez jamais voulu répondre. Vous avez bien, Madame la Maire, une conception toute personnelle de ce que devrait être le débat démocratique dans notre Ville !

Pour rappel, les faits de cette situation sont les suivants :

-  Un plan de licenciement et de réduction des missions de service public est entre vos mains depuis fin 2012.

-  Vous avez un ultimatum du concessionnaire Mar S.A.S réclamant des millions d’euros supplémentaires pour couvrir ses dépenses sous évaluées.

Madame la Maire, je vous rappelle que dans l’expertise du droit d’alerte économique de Transdev Reims 2012 qui vous a été transmise, vous aurez noté que la masse salariale de l’exploitation, conducteur et agent de maîtrise, avait été, elle, surévaluée. Le problème ne vient donc pas des salaires ni des emplois !

-  Transdev Reims confirme son déficit structurel et vient de perdre à nouveau un Directeur avec l’annonce d’un nouveau déficit record de plus de 8 millions d’euros pour 2012. Bien sûr, pour 2013, un nouveau prévisionnel déficitaire en millions d’euros sera l’ordinaire !

Vous comprendrez que cette situation n’a que trop duré. Madame la Maire, les Rémoises et les Rémois, les salariés de Transdev Reims dont je suis le porte-parole, attendent de vous des actes et des prises de décisions dans la défense de leurs intérêts. Ce ne sont pas les belles personnes que vous rencontrez, signataires de ce Partenariat Public Public, qui sauront sauver l’intérêt général d’une catastrophe sociale et économique qu’ils ont provoqué !

Est-il normal, Madame la Maire, que Transdev Reims, entreprise privée financée essentiellement par de l’argent public, produise du déficit depuis sa création ? Même vos plus fervents soutiens devraient s’interroger ! A moins, que nous ne soyons en présence de la prochaine évolution du capitalisme : travailler pour perdre ?

Réponse de la Maire : vous êtes là en tant qu’élu et non comme porte-parole des salariés de Transdev Reims. Elle n’est pas au courant concernant le plan de licenciement et annonce une commission générale de Reims Métropole en juillet. Elle déclare que le déficit est réel et important et que les services de Reims Métropole so nten liaison permanente avec MARS et Transdev.

Délibération 161 : Relations Franco Allemandes - Michel Guillaudeau

Madame la Maire,

Ce projet de vœu souligne la place de la Ville de Reims dans les relations franco-allemandes et notre amitié envers le peuple allemand. Mis à part les quelques mots sur le « prises de positions politiciennes parfois franchement maladroites » il n’apporte rien de nouveau.

L’amitié n’empêche pas le débat et parfois le débat vif, l’affrontement d’idées. Il y a un an, tous les Français étaient persuadés que Jean-François Coppé et François Fillon étaient amis ....

On peut comprendre que face à la hausse du chômage, à la chute de leur cote de popularité, à la contestation grandissante de la politique d’austérité, des responsables socialistes aient la tentation de faire de Mme Merkel un bouc émissaire. Bien sûr, Mme Merkel a des responsabilités importantes dans les choix européens notamment avec le Mécanisme européen de Stabilité qui induit les politiques d’austérité. Le candidat François Hollande avait annoncé une renégociation de ce traité ; le Président Hollande l’a fait voté par sa majorité (et avec l’appui de la droite) sans en modifier le moindre mot, sans en retirer une virgule.

Les responsables politiques européens sont responsables de la situation d’aujourd’hui. Ces choix sont portés par Mme Merkel et Monsieur Hollande et par l’ensemble des responsables européens. L’Allemagne est souvent présentée par nos dirigeants comme un modèle alors que le peuple allemand est, lui aussi, soumis à une cure d’austérité. La dette allemande représente 81% du PIB contre 86% en France ; 14% des Français et 16% des Allemands vivent sous le seuil de pauvreté.

Nous sommes fiers de militer ensemble, au sein du Parti de la Gauche Européenne (PGE), avec nos camarades allemands membres du parti Die Linke.

Vote : texte du vœu voté à l’unanimité après retrait du paragraphe parlant des « prises de positions politiciennes parfois franchement maladroites ».

Autres délibérations :

-  Délibération 116 : attribution de subventions pour un montant total de 1 060 244€.

vendredi 10 mai 2013

Messelyn, où es tu ? Messelyn que fais-tu ? Messelyn revient !

Libre expression paru dans Vri de mai 2013

En 2006, deux contrats ont été signés : un contrat de concession du réseau de transports urbains entre Reims Métropole et MARS SAS (groupement d’actionnaires) et un contrat d’exploitation entre MARS et Transdev Reims. Depuis 2008 et jusqu’en 2041, MARS gère le réseau de transports urbains.

Christian Messelyn, premier président de MARS était parfois présent sur les bancs du public pendant les conseils communautaires ou dans la presse pour commenter. Il déclarait « Nous prenons tous les risques, sur le trafic comme sur le plan bancaire ». (Le Moniteur 9/11/2008). En février 2012, Marc Le Tourneur le remplace et déclare dans la presse locale « Je vais devoir travailler sur l’équilibre économique du contrat » (Union 27/02/2012) puis resta muet alors que les finances de l’exploitant Transdev se dégradaient. Situation absurde : c’est Transdev qui sollicite une rallonge de la part de la collectivité (il n’y aucun lien juridique entre Transdev et Reims Métropole) alors que MARS est aux abonnés absents. Il est vrai que Marc le Tourneur avait aussi déclaré, à propos des actionnaires : « J’ai aussi à défendre leurs intérêts ». Aujourd’hui Marc le Tourneur est parti en catamini, un nouveau président, Jean Pierre Schelfhaut, est arrivé incognito. Omniprésent lors des festivités de l’inauguration, MARS se fait aujourd’hui très discret !

Selon MARS, Reims Métropole a apporté 174M€ au projet tramway et MARS a emprunté 215M€. Sauf que c’est Reims Métropole qui rembourse, chaque mois capital et intérêts, pour un total de 412M€ ! Sur les 413M€ officiels du coût du tramway, les actionnaires n’ont contribué qu’à hauteur de 23,9 M€ (moins de 6%). Le nouveau réseau a donc été financé quasi exclusivement par des fonds publics. Si MARS ne peut assurer ses engagements, une gestion publique du réseau ne serait qu’un juste retour à la normale.


Nadia ABID, Ali AÏSSAOUI, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
GROUPE PCF - FRONT DE GAUCHE : Hôtel de Ville - Bureau 229
06 11 13 36 25 - www.pcfreims.org -

mardi 26 mars 2013

conseil communautaire du 25 mars 2013

Délibération 56 : Budgets primitifs 2013 - Michel Guillaudeau

Madame la Présidente,

Tout d’abord une remarque sur le budget des ordures ménagères : la note de synthèse indique, en page 10, une « participation du budget principal au budget des ordures ménagères de 1,82M€ ». Cette participation permet le lissage, en quatre années, du taux de la TEOM des dix communes entrantes de 3% à 8%. Pas de problème concernant ce lissage et cette participation.

En octobre 2012, j’avais indiqué que les habitants des six communes de Reims Métropole historique paient chaque année, dans leurs impôts locaux, 12 millions d’euros pour la collecte des ordures ménagères. J’avais proposé que ces douze millions, qui figurent au budget principal, soient reversés au budget Ordures Ménagères et que la TEOM soit divisée par 2. Réponse de Reims Métropole dans l’Union du 11 octobre 2012 : c’est impossible, le budget O.M ne peut recevoir de subvention du budget principal. Impossible en octobre 2012 mais possible aujourd’hui !

Concernant les transports, la situation financière difficile de l’exploitant (Transdev) ne cesse de faire la Une des médias locaux et d’inquiéter les salariés de l’entreprise qui jouent déjà la variable d’ajustement. Il y a eu des mois d’incertitudes autour des chiffres du déficit, puis les interventions de Transdev pour solliciter une rallonge de la part de la collectivité voire pour réduire le service et annoncer des licenciements. Une situation absurde puisque Transdev n’est pas signataire du contrat. Quant au signataire, le groupement MARS, il est aux abonnés absents. Son programme d’actions 2013 a été considéré par notre conseil communautaire unanime comme très insuffisant.

Avec le premier président de MARS, Christian Messelyn, le délégataire était présent. Parfois même sur les bancs du public pendant nos réunions ou dans la presse pour commenter mes échanges avec Monsieur Lescouet. Dans le Moniteur du 9 novembre 2008, il déclarait « Nous prenons tous les risques, sur le trafic comme sur le plan bancaire ». Aujourd’hui, alors que les risques sont là, on aurait envie de dire : « Messelyn, où es tu ? Messelyn revient ! ».

Lors de la Commission consultative des services publics locaux, deux envoyés de MARS sont venus présenter leur rapport d’activité 2011. Premier diaporama sur le financement du tramway : Reims Métropole a apporté 174M€ (dont 70 de la Ville de Reims) et MARS a emprunté 215M€. L’effet escompté a été obtenu : les participants ont vu tout de suite que MARS avait mis beaucoup d’argent dans le tramway. Sauf que les 215M€ sont remboursés, chaque mois, par Reims Métropole qui paie capital et intérêts jusqu’en 2041 pour un total de 412M€.

Après des mois d’hibernation MARS semble revenir dans le débat. Il semble même que le groupement se soit adressé par écrit à Reims Métropole. Pouvez-vous nous confirmer que notre interlocuteur normal (signataire avec Reims Métropole du contrat de délégation) est de nouveau présent ?

Réponse d’Alain Lescouet : je transmettrai vos regrets à Christian Messelyn qui est encore président du conseil d’administration de MARS. Il a été remplacé au poste de président de MARS, en février 2012, par Marc Le Tourneur, directeur des Transports Urbains de l’Agglomération de Montpellier (TAM). qui est déjà parti et vient d’être remplacé. Nous avons un dialogue régulier avec MARS. Il détaille ensuite les sources du déficit de Transdev. La Présidente annonce une commission générale sur cette question en juin prochain.

Note : le projet de budget primitif 2013 prévoit un excédent de 13,8M€. Comme quoi la proposition de diviser la TEOM par 2 (de 24M€ à 12M€) est budgétairement réaliste et laisserai un budget excédentaire.

Délibération 59 : Taux de la taxe sur les ordures ménagères - Michel Guillaudeau

Madame la Présidente,

Tout d’abord, nous nous félicitons de la baisse du taux de la TEOM pour la deuxième année consécutive (9,95% en 2011, 9,45% en 2012 et 8,95% pour 2013). C’est le résultat de la mobilisation d’une part croissante de la population : le tonnage des ordures ménagères, qui coûtent cher à incinérer, baisse ; le tonnage du tri sélectif, qui rapporte un peu par la vente de matières, augmente régulièrement. C’est aussi le résultat de l’évolution des prix des matières premières notamment des métaux. Le slogan « Reims : tri des déchets, on n’y met du cœur plus qu’ailleurs » est de plus en plus vrai. C’est aussi grâce au travail du personnel de Reims Métropole qui met beaucoup de cœur à l’ouvrage.

Notre conseil ayant voté en février la création de 2 zones, il ne nous est pas possible d’aller plus loin dans ce domaine. Pourtant l’idée d’une troisième zone pour l’hyper centre de Reims reste une idée juste. A l’occasion de la prochaine baisse du taux de la TEOM on pourrait imaginer de ne pas le baisser dans l’hyper centre, créant ainsi cette troisième zone.

Autres délibérations:

délibération 68 sur les actions d’accompagnement du Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS).

mardi 19 mars 2013

Conseil municipal du 18 mars 2013

Délibération 28 : Fiscalité - Karim Mellouki

Mme la Maire,

Comme tous les ans, depuis 2008, nous devons nous exprimer sur l’évolution de notre budget, sur la stagnation ou la revalorisation des taux de la fiscalité directe locale de notre commune.

La majorité de nos concitoyens méconnaissent l’utilité et la répartition de cette fiscalité. Elle est pourtant essentielle pour l’achat, le renouvellement, la maintenance du patrimoine communal. C’est le cas pour les écoles, les crèches, les lieux culturels, les routes, toutes les infrastructures qui permettent aux Rémois de bien vivre ensemble.

Pourquoi, de manière négative, est-elle mise trop souvent à l’index ? Cette fiscalité n’est certes pas parfaite, elle mériterait certainement d’être réformée par le législateur pour être encore plus progressive, mais elle a le mérite de l’être beaucoup plus qu’une taxe comme celle de l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) ou celle sur la valeur ajoutée, la TVA.

Ces dernières sont la caricature même d’un financement et d’une participation progressive de tous à la construction de nos collectivités locales ou de notre pays. Au pire, elles doivent être réduites, au mieux, elles devraient disparaître !

Pour d’autres, certains irresponsables politiques, ils laissent supposer que la baisse ou la disparition de la fiscalité directe locale ou l’imposition sur le revenu pourrait être une bénédiction pour tous. Pour les pigeons, dindons, rapaces et autres volatiles divers, certainement ! Pour le citoyen modeste et sa famille, certainement pas !

En effet, partout en Europe, nous pouvons observer les conséquences de ces choix économiques, ils sont désastreux pour la majorité des populations. Et seul, quelques privilégiés peuvent s’évader du devoir citoyen !

Aussi, à défaut de revoir l’harmonisation de la fiscalité directe locale dans son ensemble, celle de Reims avec celle de Reims Métropole, je m’abstiendrai pour cette délibération.

Vote sur les taux identiques à ceux de 2012 : pour = 45 ; abs = 1 (Karim Mellouki) ; contre = 13 (UMP + Modem)

Délibérations 32 - 41 : Garanties d’emprunt - Michel Guillaudeau

Mme la Maire,

Nous examinons ce soir dix projets de délibération concernant des garanties d’emprunts aux organismes-logeurs. L’examen de ces projets montre que les durées des emprunts contractés sont très variables : elles vont de 15 ans pour l’acquisition de 106 logements par Reims Habitat (délib. 36) à 25 ans pour les travaux de réhabilitation du Foyer Rémois (délibs. 40, 41 et 42) et 40 ans pour les constructions nouvelles de Reims Habitat et 50 ans, voire même 52 ans pour les PLS Foncier. C’est dire que notre engagement est un engagement de longue durée.

Ce n’est pas une situation nouvelle : en novembre 2006, la tour du 53 rue Pierre Taittinger a été détruite alors que le remboursement de l’emprunt de 50 ans contracté pour sa construction se terminait en 2009 !

Quelle sera la situation de nos trois organismes-logeurs en 2065, dans 52 ans ? Personne ne peut répondre à cette question. Pourtant certaines décisions prises aujourd’hui par les organismes-logeurs les engagent pour de longues durées. Je fais référence au rapport d’activité 2011, le dernier paru, de la Miilos (Mission interministérielle d’Inspection du Logement Social) : « Le recours à l’emprunt et toute opération de gestion de la dette engagent durablement les bailleurs sociaux. A ce titre une information transparente et complète du conseil d’administration (ou de surveillance) est nécessaire eu égard aux conséquences financières » (page 60). Concernant les prêts structurés qui ont été rebaptisés « emprunts toxiques », la Miilos écrit : « Compte-tenu de l’opacité des formules, les organismes se trouvent dans l’incapacité de connaître le coût véritable » (page 62).

Dans son édition du 21 septembre 2011, le journal Libération a publié la liste des collectivités, hôpitaux et organismes-logeurs qui avaient souscrits des emprunts toxiques auprès de la banque Dexia. Dans la liste, on trouve nos trois organismes rémois : Reims Habitat avec un emprunt signé pour 3,65M€ sur 20 ans ; le Foyer Rémois avec un emprunt signé en 2009 pour 834 000€ sur 17 ans et 3 mois et l’Effort Rémois avec un emprunt de 2009 pour 1,546 M€ sur 17 ans et 3 mois. Ces emprunts portent les noms trompeurs de TOFIXMS+ ou TOFIXIA mais ne sont pas du tout des emprunts à taux fixes. En 2009, à partir des cours des monnaies à cette date, Dexia avait calculé les « surcoûts » de ces emprunts, c’est-à-dire la différence entre la « valeur de marché ou mark of market de l’emprunt » et le « montant des intérêts calculés lors dela signature » : +17,99% et +150 000€ pour le Foyer Rémois, +18,05% et +279 000€ pour l’Effort, +13,95% et +509 000€ pour Reims Habitat. Depuis 2009, le cours du franc suisse et des autres monnaies ont évolués et les surcoûts peuvent devenir bien plus importants.

Ces trois emprunts ne font pas partie des emprunts garantis par la Ville de Reims, c’est-à-dire qu’ils ont été engagés par les organismes-logeurs pour la gestion de leur trésorerie ou pour des opérations hors de notre ville. Depuis les années 2007 - 2009, ces trois emprunts ont peut-être été renégociés et ne sont peut être plus aujourd’hui d’actualité. Mais Dexia n‘était pas la seule banque à proposer des « emprunts structurés » et nos organismes-logeurs ont pu signer de tels emprunts avec d’autres banques, y compris locales, très actives sur ce marché. Une telle situation peut mettre en difficulté un organisme et amener la Ville à faire jouer sa garantie.

Ces emprunts structurés sont organisés en plusieurs phases dont la première est particulièrement attractive et à taux fixe, et la deuxième assise sur un taux variable structuré basé sur des cours de changes pour lesquelles il n’existe aucune cotation à si longue échéance. Notre Directeur Général des Services, a participé, en octobre 2011, à la table ronde sur les « produits financiers à risque » organisé par la commission d’enquête parlementaire sur le même sujet. Il y déclare « Pour ce qui est des prêts structurés, le sommet de ceux qui ont été commercialisés en France, c’est un prêt sur quarante ans dont vingt ans à taux nul et vingt ans avec une option qui ne s’est pas encore déclenchée mais qui se déclenchera un jour ; on imagine le risque pris ! ».

Donc même si nombre de ces prêts sont encore dans leur première phase, le risque existe pour demain.

En direction des organismes-logeurs, dans le cadre de la remise à plat de notre système des garanties d’emprunts, nous devrions reprendre la recommandation de la Miilos demandant « une information transparente et complète du conseil d’administration (ou de surveillance) des organismes-logeurs sur les recours à l’emprunt et toute opération de gestion de la dette » et exiger d’être destinataire, chaque année, de cette information.

Réponse d’Eric Quénard : beaucoup d’organismes-logeurs ont signé des emprunts toxiques. Pour deux au moins des trois organismes rémois (Reims Habitat et la Foyer Rémois) ils s’en sont séparés.La commission élargie qui travaille sur les futures garanties d’emprunt pour définir une nouvelle politique devra prendre en compte la situation financière des organismes. Elle devrait rendre ses conclusions avant l’été.

Accéder aux documents cités dans cette intervention.

Délibération 43 : Conseil des résidents étrangers - Ali Aïssaoui

Mme la Maire,

Je souhaiterais intervenir sur cette délibération de création d’un conseil des résidents étrangers mais sans aucune volonté de polémiquer, au vu de vos prises de positions connues par toutes et par tous en faveur du droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, mais pour vous exposer quelques arguments et réflexions.

Lors de la création des conseils de quartiers en 2008, j’avais eu l’occasion de rencontrer des Rémoises et des Rémois ayant participé au précédent conseil des résidents étrangers mis en place par la précédente équipe municipale. Le sentiment dominant qui transparaissait de ces consultations, c’était la déception, la frustration et le regret que la promesse formulée en 1981 par M. Mitterrand d’accorder le droit de vote aux élections locales aux étrangers ne fût pas tenu et que le pis allé que constituait ce conseil ne permettait pas à nos citoyens rémois d’origine étrangère d’avoir leur mot à dire dans la marche de leur cité.

Vous réalisez combien le reniement du gouvernement quant à la mesure numéro 5 du programme du candidat Hollande, nourrit cette frustration et ce sentiment qu’ils ne peuvent ressentir d’être considérés comme citoyen de seconde zone.

La création de ce conseil de Reims va rassembler Rémois et Rémoises, pour certains étrangers communautaires et donc bénéficiant du droit de vote aux municipales et étrangers extracommunautaires privés de celui-ci. Cela ne pose-t-il pas problème et ne renforce-t-il pas le sentiment de division au sein de la population ? Souvent l’enfer est pavé de bonnes intentions !!!

Si pour vous il est important de faire un pas minimal pour donner à cette partie de la communauté rémoise la possibilité de s’exprimer, pourquoi si tard dans la mandature à un an de la prochaine échéance ?

Pour nous, Front de Gauche, il nous semble plus légitime et efficace d’intégrer les résidents étrangers dans les conseils de quartiers existants, créer une commission à l’intérieur des conseils de quartiers pour traiter les problème spécifiques à cette population en imaginant des procédures pour leur tirage au sort ce qui en terme d’égalité et d’équité nous semble plus approprié en attendant qu’un gouvernement plus courageux et plus respectueux de la parole donnée puisse mettre fin à cette situation et permettre à nos concitoyens vivant depuis de nombreuses années dans notre ville et payant leurs impôts et leurs taxes d’avoir leur mot à dire dans la bonne marche de notre ville.

Je vous remercie.

Note : Cela fait plus de 30 ans qu’on le demande, le droit de votre pour les résidents étrangers. Depuis les années 1980, la Marche pour l’égalité, les collectifs Même sol- mêmes droits, J’y suis j’y vote, Tous résidents, tous citoyens, Les Votations citoyennes, ont porté avec force cette volonté de progrès démocratique. En décembre 2012, plus de 110 organisations, associatives, syndicales, politiques, ont lancé ensemble une nouvelle pétition nationale.

Pas question de laisser une fois encore la xénophobie, fonds de commerce de l’extrême droite « décomplexée », réduire la gauche, pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, à l’impuissance. L’engagement - le cinquantième du candidat Hollande - doit être tenu par le Président de la République et son gouvernement. Il n’est pas trop tard pour que la procédure parlementaire démarre afin que les résidents étrangers présents en France depuis 5 ans puissent voter aux élections municipales de 2014.

Réponse de Mme Coez, adjointe : l’objectif est de répondre aux problématiques spécifiques des résidents étrangers ce que ne permettent pas les conseils de quartiers.

Vote : abstentions = 10 (Ali Aïssaoui + UMP)

Délibération 49 : CCSPL - Karim Mellouki

Mme la Maire,

A l’occasion de la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) de septembre 2012, le concessionnaire MAR S.A.S des Transports Urbains de Reims a présenté son rapport d’activité 2011.

Il annonce son déficit structurel lié aux recettes insuffisantes, surévaluées lors de sa réponse à l’appel d’offre et aux investissements nécessaires pour les arrêts de bus et leur accessibilité, sous évalués.

Mar S.A.S a effectué une saisine par courrier pour un montant de 14 millions d’euros défendant ses intérêts, celui du groupe Véolia Transdev Développement et de sa filiale Transdev Reims (du réseau CITURA). Mes questions sont les suivantes : avez-vous bien été saisie par courrier ? Quelle réponse envisagez-vous ?

Réponse de la Maire : cela ne relève pas du conseil municipal.

Délibération 96 : Hippodrome - Michel Guillaudeau

Madame la Maire,

Trois satisfactions concernant ce projet de délibération : tout d’abord la signature de ce bail emphytéotique avec la Société des Courses pour une période de 30 ans acte le maintien de l’hippodrome à Croix-Rouge, un résultat de la mobilisation des habitants pour la sauvegarde du « poumon vert » du quartier. Deuxième satisfaction avec ce bail à 15 000€ annuel qui n’a rien à voir avec le « prix d’ami » négocié par l’ancienne équipe municipale à 1 500€. Troisième satisfaction puisque ce projet est soumis en toute démocratie et transparence au conseil municipal alors que la décision précédente du 3 mars 2008 avait été prise en catimini hors de tout contrôle démocratique.

Lire l’intervention de Michel Guillaudeau lors du conseil du 28 septembre 2009 sur le bail signé en 2008.

Je voudrais conclure par une proposition : les plus anciens des habitants du quartier Croix-Rouge se souviennent qu’ils pouvaient accéder à l’anneau central de l’Hippodrome pour s’y promener. Ils pouvaient y rencontrer des jeunes de la MJC Croix-Rouge s’initiant au golf. L’accès se faisait par un souterrain accessible depuis la rue Kennedy. Depuis l’accès est condamné. A quand sa réouverture ?

Réponse d’Eric Quénard : La Société des Courses va investir plusieurs millions d’euros dans la restructuration des tribunes. Une frange du terrain sera reprise par la collectivité pour du développement économique. L’ouverture au public est prévu 10 jours par an.

samedi 16 mars 2013

Vive l’impôt progressif ! Un impôt juste pour une société juste !

Libre expression paru dans Vri d’avril 2013
 
L’article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, mentionnée dans le préambule de notre constitution, indique : « ... une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». La traduction de ce principe, c’est l’impôt sur le revenu. Malheureusement, celui-ci est de moins en moins progressif donc de moins en moins juste : 11 tranches en 1981 (la plus haute taxée à 65%) et plus que 5 en 2012 (la plus haute taxée à 41%). Avec moins de tranches et des riches moins taxés, le produit de l’impôt sur le revenu baisse : 4,3% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 1992 à 2,8% en 2010.

Pour compenser, nos gouvernants ont créé la TVA, une taxe sur la consommation courante des ménages. C’est un impôt dégressif et injuste : les 10 % des ménages les plus pauvres consacrent 8,1 % de leur revenu à la TVA contre seulement 3,4 % pour les 10 % les plus riches. En 2010, le produit de la TVA représentait 9% du PIB soit plus du triple de l’impôt sur le revenu. Début 2012, la TVA a augmenté sur l’eau, les transports en commun ... de nouvelles hausses sont annoncées pour 2014. Tous les plans d’austérité (Grèce, Espagne, Portugal, Italie, ...) contiennent une hausse de la TVA. Comme l’écrit Alphonse Allais : « Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres. »

L’argent se trouve chez les riches qui ne contribuent pas suffisamment : les entreprises du CAC40 distribuent chaque année 37,5 milliards d’euros de dividendes mais ne paient que 3,5 milliards d’euros d’impôts (rapport Assemblée Nationale). La fraude fiscale représente entre 60 et 80 milliards et ce ne sont pas les salariés, retraités ou demandeurs d’emploi qui fraudent. Tout a été fait pour réduire les contrôles (notamment en supprimant des postes) et seulement 51 000 vérifications par an sont effectuées pour 4,5 millions d’entreprises.

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Nadia ABID, Ali AÏSSAOUI, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
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vendredi 8 février 2013

NOUS, ON HABITE L’HYPER CENTRE ! NOUS, ON SORT TOUS LES SOIRS ! C’EST VOUS QUI PAYEZ ! MERCI.

Libre expression paru dans Vri de mars 2013


« Tu es de sortie ce soir ? » demande la jaune ; « Non, moi c’est demain soir ! » répond la verte. Reims Métropole paie les sorties et taxe les habitants : les locataires chaque mois avec le loyer, les propriétaires une fois par an avec la taxe foncière. C’est la TEOM, impôt facultatif, modèle d’injustice où la boîte à conserve du cassoulet de LIDL est taxée au même taux que celle du foie gras de Fauchon. Au conseil communautaire il a été proposé « de proportionner la taxe à l'importance du service rendu ». La loi le permet depuis 2005 et prévoit de prendre « en compte notamment la fréquence de ramassage ». Deux zones seraient définies, avec deux taux de TEOM différents : les anciennes communes de l’agglomération avec deux ramassages hebdomadaires et les nouvelles qui n’en ont qu’un.

Pour aller au bout de l’objectif affiché, Michel GUILLAUDEAU a proposé la création d’une troisième zone correspondant à l’hyper centre de Reims qui bénéficie de sept collectes hebdomadaires. Il s’agit là d’une fréquence importante, d’une collecte plus coûteuse puisque effective durant le week-end.

M. Cavenne explique que ce n’est pas juste, que commerçants et habitants de l’hyper centre ont des frais en plus : ils doivent acheter des sacs ! Chez lui, M. Cavenne ne doit pas s’occuper beaucoup des déchets : tout le monde a une poubelle avec un sac, acheté ou recyclé, dans sa cuisine ! Dans l’habitat collectif, les locataires paient des charges locatives et les propriétaires des charges de copropriété dues aux bacs (désinfection colonne vide-ordures, nettoyage local poubelles, frais de sortie et de rentrée des bacs, lavage des bacs). Des charges bien plus onéreuses que quelques sacs ! Tant que cette troisième zone ne sera pas créée, le surcoût engendré par sept collectes hebdomadaires sera supporté par l’ensemble des habitants de l’agglomération.


Nadia ABID, Ali AÏSSAOUI, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
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mardi 29 janvier 2013

Conseil municipal du 28 janvier 2013

Premier conseil du nouveau groupe PCF - Front de Gauche qui rassemble les six élu-e-s communistes et Ali Aïssaoui.

 

Délibération 6 : Garantie d’emprunt - Michel Guillaudeau.

 

Mme la Maire,

 

La question des garanties d’emprunts aux organismes-logeurs est actuellement en débat après plusieurs interventions à ce sujet dans notre assemblée. Tout d’abord nous dénonçons la position du Conseil Général de la Marne qui, contrairement à la plupart des départements, refuse d’intervenir dans ces garanties d’emprunts alors que le logement, notamment celui des plus fragiles, fait partie de ses compétences (Plan départemental pour le Logement des plus défavorisés, Plan Départemental de l’Habitat, Fonds de Solidarité Logement FSL, ...).

Pour notre Ville, le choix de la politique de garantie des emprunts doit se faire à partir des réalités, des besoins locaux et du projet politique que nous portons depuis 2008. La réalité, c’est d’abord la faiblesse des revenus des Rémois. J’ai déjà cité des chiffres dans cette assemblée, j’en donne un nouveau sur le pourcentage de bénéficiaires de la CMU ou CMU-C :Reims = 9% ; Bétheny = 2,15% ; Tinqueux = 2,09% ; St Brice = 1,80% et Cormontreuil = 1,36%. Pour la CPAM le pourcentage de Bezannes n’est pas disponible !

La réalité ce sont aussi les fortes hausses de loyers depuis plusieurs années (cf. les chiffres de la CLCV qui placent la Champagne Ardenne parmi les régions où les loyers augmentent le plus). Le constat est patent de la grande difficulté à trouver des logements dont le loyer est adapté aux revenus des ménages. L’expérience des commissions d’attribution de logements dans les organismes logeurs montre que nombre de demandes de mutations sont motivées par la recherche d’un logement moins cher. Une autre motivation est le passage d’un logement privé, mal isolé et à chauffage individuel, à un logement du parc social avec chauffage collectif.

La priorité est donc l’augmentation du nombre de logements PLAI ou PLUS. La priorité est donc la garantie des emprunts pour la construction de ce type de logements. Cette garantie devrait s’accompagner d’un engagement de l’organisme à ne pas vendre ce patrimoine au moins pendant le temps de garantie. L’objectif étant d’augmenter le patrimoine de logements sociaux, il est nécessaire de freiner les tentations des organismes à vendre ce patrimoine sachant que ces ventes se font très rarement au bénéfice des occupants. Je propose donc de ne garantir que la « part » d’augmentation du patrimoine. Un organisme qui emprunte pour construire 100 logements PLAI et/ou PLUS mais qui en vend 50 ne serait garanti que pour 50 logements, c’est-à-dire le chiffre d’augmentation de son patrimoine de logements sociaux.

Il s’agit là de propositions à débattre dans le cadre de la réflexion en cours sur ce sujet.

 

 

Délibération 18 : PADD - Michel Guillaudeau.

 

Mme la Maire,

 

Je voudrais exprimer un regret concernant le « Projet d’Aménagement et de Développement Durables » qui nous a été présenté lors de la commission générale qui a précédé ce conseil municipal.

On y parle des habitants en qualité d’usagers des espaces publics, en qualité de locataires ou propriétaires, comme malades potentiels ou comme acteurs de la biodiversité. Nulle part, l’habitant citoyen, acteurs du destin de sa ville, du pays rémois n’est présent dans ce document. Aménager l’espace, mettre en œuvre le développement durable ne peut se faire sans les habitants, sans des moyens nouveaux pour la démocratie.

Ce constat rejoint notre préoccupation sur les conditions de passage de l’actuel G10 au pôle métropolitain. Dans l’Hebdo du Vendredi du 4 mars 2011, Franck Leroy, Maire d’Epernay expliquait que lors de ce passage : « les anciennes communes déchues adoptent un statut proche des mairies d’arrondissements comme à Paris ou Marseille ». A mon avis, le mot « adoptent » est inapproprié. Les communes déchues n’auront pas le choix.

Je veux rapprocher cette préoccupation de l’actualité toute récente avec la décision de deux personnes, le Président du Grand Lyon et le Président du Conseil Général du Rhône de fusionner le Grand Lyon et une partie du département. Le Monde de samedi titre sur un « braquage réussi ». Un terme fort qui montre combien la démocratie est bafouée puisqu’il n’y a eu aucune consultation des élus locaux, des partenaires sociaux, des personnels concernés et aucune démarche pour associer les habitants à la réflexion.

Réponse d’Eric Quénard qui rappelle les étapes réglementaires dont l’enquête publique. Il indique l’organisation de réunions avec des personnes publiques associées comme l’association de la Colline Ste Geneviève ou Bien Vivre à Sainte-Anne. Une réunion inter conseils de quartier est prévue le 9 février et un tour des conseils de quartier au printemps.

Note : le PADD est un document obligatoire préalable à la révision du plan local d’urbanisme.

 

Délibération 26 : Vœu concernant le lycée Georges Brière - Karim Mellouki.

 

Madame la Maire,

 

Lycée Georges BRIERE, c’est un joli nom Georges BRIERE ; camarade, qui marie cerise et grenade.

C’est un de ces noms de la France Libre, qui résiste et qui propose !

Georges Brière, honneur lui a été fait par ses dignes héritiers, par ces jeunes et ces moins jeunes qui revendiquent et qui protestent pour que vive son lycée !

C’est la démocratie qu’ils attendent, pour construire nos villes et nos campagnes.

Oui, c’est une chance, une richesse que le lycée Georges Brière soit polyvalent avec ses filières générales et ses filières techniques !

Oui, il est encore temps de respecter le choix de notre jeunesse qui n’en peut plus de tant de renoncements, de tant de régressions, d’atteintes à leurs dignités de citoyens ! Il est encore temps que la justice sociale s’applique, que leurs voix, leurs choix soient enfin entendus !

Comme Jean JAURES : « Je n’ai jamais séparé la République des Idées de justice sociale sans laquelle elle n’est qu’un mot ». C’est cette justice qu’attendent les lycéens et les collégiens, leurs parents et leurs professeurs du quartier du Val de Murigny. Que vive la polyvalence générale et technique au Lycée Georges Brière, qu’elle ne soit pas qu’une promesse sans avenir !

Proposition : « Réunion extraordinaire du Conseil de quartier pour parler du Lycée, des besoins et des choix des habitants ».

Voilà pourquoi, Mme la Maire, chers(es) collègues, je soumets à votre approbation le vœu suivant :

« Depuis plusieurs années, enseignants, personnels, élèves et parents d’élèves du lycée Georges Brière (ex lycées Val de Murigny et Croix Cordier) s’inquiètent quant à la pérennité de la voie générale dans cet établissement. Ils ont maintes fois rappelé que la polyvalence est gage d’une vraie mixité sociale et que le quartier Val de Murigny a besoin d’une offre variée de formations. Le conseil municipal de Reims demande à Monsieur le Recteur de l’Académie de Reims d’abandonner son projet de suppression de la voie générale du lycée Georges Brière. »

Vote : pour = PS + PCF Front de Gauche + EELV ; abstention = UMP + DVD + Modem

 

La Maire indique qu’elle a envoyé un courrier à ce sujet au Ministre de l’Education le 25 janvier.

 

 

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mardi 22 janvier 2013

NON MONSIEUR BEAUPUY : NOUS NE SOMMES PAS VOS AMI-E-S !

Libre expression paru dans Vri de février 2013

Dans leur « libre expression » de décembre, Jean-Marie BEAUPUY et les élu-e-s de son groupe mettent en doute l’existence de la
majorité municipale en s’appuyant notamment sur l’activité des élu-e-s communistes. Des critiques bien malvenues de leur part.

Ils rappellent l’éviction de Karim MELLOUKI de sa délégation d’Adjoint pour son soutien public aux salariés lors des conseilscommunautaires et pour la sauvegarde de l’emploi dans son entreprise, Transdev Reims qui annonce aujourd’hui la possibilité de supprimer entre 60 et 120 emplois. Monsieur BEAUPUY, quant à lui, propose à chaque conseil municipal de réduire l’emploi public.

 Ils rappellent également nos interventions sur la TEOM lors des conseils de Reims Métropole. Hier, adjoint de Jean-Louis SCHNEITER, Monsieur BEAUPUY était partisan de la TEOM. Aujourd’hui dans l’opposition, il s’en dit adversaire. Si demain il revenait malheureusement aux manettes, il la maintiendrait avec quelques aménagements de façade. C’est pourquoi il ne soutient pas notre proposition de prendre en compte tout ce que les habitants paient pour les déchets (impôts et TEOM) et de baisser celle-ci de 50%

 Dans la majorité nous sommes une force de propositions pour améliorer la vie de nos concitoyens. Depuis des décennies, nous proposons que la Ville reprenne la gestion des espaces verts et voiries à la charge des locataires des quartiers HLM qui paient deux fois :impôts locaux et charges locatives. Le processus est engagé. Nous demandons qu’il soit amplifié. Lors du conseil municipal du 29 juin 2009, ce processus a été adopté par 58 pour et 1 contre : Monsieur Beaupuy, minoritaire dans son propre groupe politique.

En ce début d’année, notre groupe s’élargit et change de nom avec l’objectif d’être encore plus efficace.


Nadia ABID, Ali AÏSSAOUI, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
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jeudi 10 janvier 2013

conseil communautaire du 9 janvier 2013

Il s’agit du premier conseil communautaire de la nouvelle agglomération qui regroupe désormais 16 communes au lieu de dix. Les élu-e-s communistes y sont au nombre de six. La Présidente a été réélue par 70 voix sur 82. 21 vice-président-e-s et 3 conseillers communautaires membres du bureau ont été élu-e-s avec des scores de 53 à 79 voix. Cédric Lattuada a été élu 19e vice-président.

 

Délibération 13 : Taxe d’enlèvement des ordures ménagères - Michel Guillaudeau.

Madame la Présidente,

Depuis la loi de finances de 2004, le Code Général des Impôts définit des règles qui permettent aux collectivités de déterminer des zones de perception de la TEOM, zones sur lesquelles des taux différents sont votés.

C’est l’application de cette loi qui est mise en œuvre dans ce projet de délibération avec la création de deux zones : la première correspondant à l’ancienne agglomération avec deux collectes hebdomadaires, la seconde constituée par les dix nouvelles communes entrantes avec une seule collecte hebdomadaire.

La note de synthèse indique qu’il s’agit « de proportionner la taxe à l’importance du service rendu ». La loi indique que doivent être pris en compte notamment la fréquence de ramassage ainsi que le coût du service rendu.

Il me semble que ce projet de délibération devrait être rapidement complété par la création d’une troisième zone correspondant à l’hyper centre de Reims qui bénéficie de sept collectes hebdomadaires. Comme l’indique le site de Reims Métropole, cette collecte a lieu « tous les soirs » donc samedis et dimanches compris. Il s’agit là d’une fréquence importante et donc d’un service rendu supérieur. Il s’agit d’une collecte plus coûteuse puisque effective durant le week-end.

Tant que cette troisième zone ne sera pas créée, le surcoût engendré par sept collectes hebdomadaires sera supporté par l’ensemble des contribuables de l’agglomération. Cela ne me semble pas correspondre à l’objectif affiché « de proportionner la taxe à l’importance du service rendu ».

Réponse : aucune !

 

Autres délibérations :

Le conseil a défini la composition des sept commissions et de la commission d’appel d’offres. Les élu-e-s communistes sont présents dans toutes ces commissions :

Finances et Administration générale : Michel Guillaudeau 
Développement économique et Emploi : Cédric Lattuada 

Aménagement de l’Espace : Pascale Martin 
Développement durable : Saïda Soumaya Berthelot

Transports : Jean-Claude Mauduit
PDU - Réseaux - Voirie : Jean-Claude Mauduit
Logement - Habitat : Cédric Lattuada et Jean-Michel Pinot

 Appel d’Offres : Jean-Claude Mauduit

vendredi 28 décembre 2012

2013 : BUDGET CONTRAINT et BOUCLIER SOCIAL A RENFORCER

Libre expression paru dans Vri de janvier 2013

Lors du débat sur le budget 2012, nous dénoncions la politique d’austérité UMP. Notre dotation forfaitaire était passée de 42,2M€ à 40,7. Pour 2013, pas de changement : elle tombe à 39,95M€ ! C’est pourquoi les parlementaires Front de gauche n’ont pas voté ce budget.Le pouvoir d’achat, déjà faible, de nos concitoyens va être directement impacté par les hausses des loyers, de l’énergie, de la TVA, par l’absence de coup de pouce au SMIC. Pouvoir d’achat réduit entraîne consommation réduite, réduction de l’emploi et nouvelle baisse dupouvoir d’achat. Les entreprises rémoises souvent en situation de sous-traitance et donc plus fragiles vont être touchées de plein fouet.La loi de finances 2013 donne un coup de pouce à la dotation de solidarité urbaine. Elle est calculée en fonction du potentiel financier de la commune, du pourcentage de logements sociaux, de la proportion des prestations d’aides au logement et du revenu moyen des habitants. En 2013, elle progresse de 1,2M€ pour notre ville : un signe fort et nous voulons que ces crédits aillent aux dépenses sociales.

Le budget 2013 de notre Ville va dans ce sens mais la situation nécessite d’aller bien plus loin : poursuivre et amplifier la reprisedes espaces verts et des voieries des organismes logeurs pour alléger les charges locatives, augmenter les bourses municipales grignotées par l’inflation, engager l’installation de la deuxième épicerie sociale …..

« L’austérité mène au désastre ... c’est par la solidarité et l’investissement que l’Europe sortira de la crise ». (Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001). Notre souhait pour 2013 : que nos gouvernants entendent les peuples et choisissent ce chemin.


Nadia ABID, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
GROUPE COMMUNISTE : Hôtel de Ville - Bureau 229 - 06 11 13 36 25 - www.pcfreims.org -

mardi 18 décembre 2012

Conseil municipal du 17 décembre 2012

Délibération 434 : Budget primitif 2013 - Michel Guillaudeau.

Mme la Maire,

L’an dernier, lors du débat sur le budget 2012 nous dénoncions la politique d’austérité du gouvernement d’alors et les réductions des dotations aux communes. Pour la Ville de Reims, notre dotation forfaitaire était passée de 42,2M€ en 2011 à 40,7 en 2012. Pour le budget 2013, il n’y a pas de changement. Nous faisons le même constat : notre dotation forfaitaire tombe à 39,95M€. C’est une des raisons pour lesquelles les députés et sénateurs Front de gauche n’ont pas voté ce budget.

Cette politique d’austérité fait payer aux plus modestes, aux salariés, les conséquences d’une crise dans laquelle ils n’ont aucune responsabilité. « L’austérité mène au désastre ... c’est par la solidarité et l’investissement que l’Europe sortira de la crise ». Citation de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001. Cette politique va toucher notre ville de plein fouet du fait que nombre de nos entreprises sont en situation de sous-traitance et donc plus fragiles. Le pouvoir d’achat, déjà faible, de nos concitoyens va être directement impacté par les hausses de loyers, de l’énergie, des taux de TVA, par l’absence de coup de pouce au SMIC et une revalorisation de RSA (10% en cinq ans soit moins de 2% par an) inférieure à l’inflation.

En même temps qu’elle réduit les dotations aux collectivités, la loi de finances 2013 donne un coup de pouce à la DSU (dotation de solidarité urbaine) dont Reims est bénéficiaire. Cette DSU est calculée en fonction du potentiel financier de la commune, du pourcentage de logements sociaux, de la proportion de prestations d’aides au logement (APL, ...), et du revenu moyen des habitants. Nous bénéficions de cette aide de par la composition sociologique de notre ville et la faiblesse des revenus des Rémois. Entre 2011 et 2012, la dotation nationale de la DSU avait progressé de 60M€, cette année elle progresse de 120M€. C’est un signe fort et nous voulons que ces crédits, qui progressent de 1,2M€ pour notre ville, aillent aux dépenses sociales.

L’examen des dépenses montre que ce projet de budget va dans ce sens, avec un versement supplémentaire à la Caisse des Ecoles pour faire face à l’afflux de nouveaux cantiniers (400 enfants supplémentaires), une autorisation de programme pour la restructuration de l’aire d’accueil des gens du voyage à la Neuvillette, l’ouverture de la crèche Maison Blanche qui accueillera les enfants des personnes en recherche d’emplois ou en insertion, la poursuite de la déprécarisation des agents de notre collectivité et la participation (encore modeste) au financement de la complémentaire santé de ceux-ci. Dans ce budget est également prévu nombre de subventions en hausse pour compenser le désengagement du Conseil Général de la Marne alors que la compétence sociale est la première parmi ses responsabilités.

En même temps d’autres mesures prioritaires doivent être envisagées dès l’examen du compte administratif 2012 :

-  la baisse des charges locatives dans les secteurs HLM par la poursuite de la reprise des espaces verts et des voiries par la collectivité. L’expérimentation en cours donne de bons résultats mais seuls trois grands secteurs de la Ville sont concernés.

-  la revalorisation des bourses municipales pour garantir, au minimum, le pouvoir d’achat de celles-ci.

-  être obligé d’emprunter pour se soigner est une réalité, un quart des français y ont recours, mais les crédits classiques sont souvent très chers. Le Crédit Municipal de Paris va proposer des prêts santé au taux très compétitif de 2,95% dès janvier prochain.

-  la presse s’est faite récemment l’écho de l’ouverture d’une épicerie sociale sur le campus Croix-Rouge. Le projet initial du CCAS consistait en l’ouverture de deux épiceries sociales implantées à proximité des quartiers les plus demandeurs. Il nous semble nécessaire d’anticiper les besoins à venir et d’engager cette seconde implantation dès maintenant.

En 2012, Reims Métropole a été bénéficiaire du FPIC (Fonds de péréquation intercommunal et communal) pour un montant de plus de 600 000€. Il est clair, au vu des critères d’attribution de cette péréquation horizontale, que c’est la situation de notre ville qui amène à ce résultat. En 2013, les crédits du FPIC vont passer de 150 à 360M€. Il est donc probable que l’attribution à Reims Métropole progresse de façon très sensible. Pourquoi ne pas envisager de confier à Reims Métropole le financement des bourses aux étudiants parce que l’agglomération dispose de la compétence « enseignement supérieur » ?

Vote sur le budget : pour = majorité ; abstentions = 2 (Karim Mellouki, Ali Aïssaoui) ; contre = 13 (UMP + Modem).

Délibération 440 : Vœu « plan de restructuration de Presstalis » - Michel Guillaudeau.

Michel Guillaudeau donne lecture du projet de vœu déposé par le groupe communiste concernant le plan de restructuration de Presstalis qui menace 20 emplois à Tinqueux ainsi que la diffusion de la presse dans nos localités.

Vote : pour = 45 ; abstentions = 13 (UMP + Modem).

Délibération 441 : Vœu « Transparence des partenaires financiers et bancaires » - Michel Guillaudeau.

Ce projet de vœu a été déposé par les élu-e-s EELV (Europe Ecologie Les Verts). Il vise à établir des règles de contrôle du fonctionnement des organismes bancaires partenaires de la Ville de Reims.

Michel Guillaudeau a proposé que le texte du vœu soit envoyé à l’Association des Maires de France (AMF) en lui demandant d’exercer ce contrôle sur les organismes bancaires, ce qui serait plus efficace et aurait plus de poids qu’un contrôle de chaque commune isolément.

Autres délibérations :

-  Délibération 433 : Michel Guillaudeau, Pascale Martin, Cédric Lattuada et Saïda Soumaya Berthelot ont été élu-e-s conseiller-e-s communautaires dans la nouvelle assemblée qui siègera pour la première fois le 9 janvier 2013.

mardi 11 décembre 2012

conseil communautaire du 10 décembre 2012.

Il s’agit du dernier conseil communautaire dans la configuration actuelle. Dès le 1er janvier nous accueillerons dix nouvelles communes, ce qui portera les effectifs du conseil communautaire à 82 membres. Les réunions se tiendront dans la salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville de Reims.

Délibération 181 : Contrat redynamisation BA112 - Michel Guillaudeau.

Mme la Présidente,

Ce projet de délibération concerne le contrat de redynamisation du site de la BA112 et les « orientations stratégiques » des propositions du syndicat mixte du Nord-Rémois. Le projet de délibération contient une liste d’une page avec les douze actions, un intitulé pour chaque « fiche action », la maîtrise d’ouvrage proposée et des montants prévisionnels. Pour moi, cela constituait le sommaire d’un document d’orientations stratégiques expliquant les choix politiques faits, le pourquoi et le comment de chaque action, l’intérêt de chacune d’entre elles et les connexions avec l’existant et l’avenir du pays rémois.

Je me suis donc précipité sur le second document intitulé « propositions d’orientation ». Je n’ai trouvé que deux cartes de la BA112 avec indication du Nord et du Sud. A défaut d’orientations politiques, on a droit à des orientations géographiques.

Lors du dernier conseil communautaire j’avais critiqué les insuffisances du rapport d’activité de MARS pour l’année 2011 : un rapport de 47 pages avec cinq lignes pour expliquer la situation financière de notre système de transports urbains et 30 annexes non communiquées aux élus communautaires. Tout le monde avait convenu de l’insuffisance de ce rapport. Ici on a que le sommaire (1 page) et deux cartes (2 pages). Ce n’est que le squelette d’ « orientations stratégiques ».

Le projet de délibération indique : « il est proposé au Conseil Communautaire d’approuver les orientations du projet de contrat de redynamisation du site de défense de l’ancienne BA112 sur la commune de Bétheny » mais le nom de la commune de Bétheny ne figure dans aucun intitulé de fiche action !

Dans cette situation, il me semble qu’il est impossible aux élus communautaires de se prononcer. Je propose le retrait ce projet de délibération et son réexamen après une réelle information des élu-e-s communautaires (fiches action complètes - commission générale préalable).

Délibération 181 : Contrat redynamisation BA112 - Jean-Claude Mauduit.

Mme la Présidente,

Il s’agit d’un débat sur les orientations d’un projet que vous venez de chiffrer à 40 millions d’euros pour la première phase. Il y a une réelle méconnaissance des différents projets, les fiches actions n’étant pas fournies. Je me félicité que l’on avance sur ce dossier mais il y a un réel besoin d’informations. On parle d’éco-industries sur le territoire de la commune de Bétheny. Cela se traduit par des « patatoïdes » sur une carte. Mais quel programme exactement ? Ce projet impacte la commune de Bétheny. Il me semble qu’il faille un accord préalable de notre commune.

Réponse d’Adeline Hazan : aucun projet ne pourra s’implanter sur une commune si celle-ci n’est pas d’accord. Les fiches action sont connues : certains élus les ont eu ( ! ). Nous mettrons en place une commission générale (après le vote !).

Vote : Abstentions = 4 (Mauduit, Guillaudeau, Lattuada, Vautrin) ; Pour = tous les autres.

Note : une commission générale est une réunion des élus à huis clos pour la présentation d’un projet et un débat (sans vote) sur celui-ci.

Délibération 189 : MARS - Programme d’actions 2013 - Michel Guillaudeau.

Mme la Présidente,

Le plan d’actions 2013 du concessionnaire MARS ne laisse pas de m’inquiéter. Dans un « contexte économique désormais très difficile pour la société concessionnaire et son exploitant » (ce sont les termes utilisés par MARS) les solutions proposées ne sont pas à la hauteur :

Je cite : « Une analyse sera conduite pour comprendre les écarts entre les fréquentations réelles et attendues, et mettre en œuvre un plan d’actions correctives ». Depuis septembre 2011, la situation financière de l’exploitant est régulièrement à la Une de la presse locale et MARS envisage une analyse en 2013 !

Je cite : « Un travail spécifique pour améliorer les recettes doit être mené. Cela pourra conduire à la proposition d’une révision complète de la gamme tarifaire. La révision de la grille tarifaire devra permettre de retrouver la part normale des usagers occasionnels pour retrouver une partie du manque à gagner en termes de recettes commerciales ». Depuis 2008, les élus communistes ont souligné que l’augmentation du ticket unitaire (0,65€ en 2005) allait réduire la fréquentation de nombre d’usagers occasionnels.

Trandev Reims, qui écrit à la Présidente, qui demande 7M€ annuels pour 2011 et 2012 et annonce 8M€ de pertes en 2013, qui fait des propositions y compris pour revoir le contrat de concession (dont il n’est pas signataire) sur le nombre de kilomètres.

Pourtant lors de son intervention marathon du 15 décembre 2008, Monsieur Lescouet avait abondamment utilisé le mot assurances.

Je cite un paragraphe :

« En effet, si MARS n’arrive pas à augmenter la fréquentation de 40 %, comme elle s’y est engagée dans le contrat et si les recettes stagnent.... Bien évidemment cette situation n’est pas souhaitable et toutefois il faut ne pas oublier que MARS porte à la fois : le risque de financement, le risque de la construction, le risque de l’exploitation, le risque du trafic. Tout ça ce sont des assurances pour nous. »

Pour l’instant, il me semble que MARS n’assure pas beaucoup et les premiers exposés, les salariés sont loin d’être rassurés.

Lors de la dernière réunion de la CCSPL (Commission consultative des services publics locaux), MARS a montré une diapo présentant le financement du tramway par une subvention de 174M€ de Reims Métropole et deux emprunts de MARS pour 215M€. En fait, c’est Reims Métropole qui rembourse ces deux emprunts jusqu’en 2041, pour un montant total (capital et intérêts) de 412M€. Répondant à ma question, le représentant de MARS a annoncé un taux d’intérêt de 4,85%.

Lors de son intervention citée précédemment, Monsieur Lescouet avait déclaré :

« Le taux global pondéré du financement tout compris, rémunération des actionnaires et remboursement des deux catégories d’emprunts, est de 5,35 %. Je l’ai calculé encore tout à l’heure. Alors que si c’est nous qui avions, à la même époque, réussi à lever les fonds ... les taux auraient été de 5 %, donc vous voyez, on compare 5,35 % avec 5 %, voilà le delta 0,35 %. C’est ça notre assurance. Vous voyez le différentiel est faible et pour ce différentiel nous avons l’assurance, l’assurance dont je vous parlais tout à l’heure. Alors OUI avec force et détermination, j’assume et si c’était à refaire, je le referai de la même façon ! Car s’il y avait un déficit à porter, celui-ci serait assumé par les actionnaires ».

Monsieur Lescouet annonce, avec raison, que la collectivité aurait bénéficié de meilleurs taux d’emprunts que MARS. Mon problème, c’est que MARS a emprunté au taux « fort » et c’est Reims Métropole qui rembourse chaque mois. Certains profitent de cette situation, notamment la Caisse d’Epargne qui prête la moitié des 215M€ et est en même temps actionnaire. Est-il envisageable de renégocier ces taux d’intérêts, aujourd’hui supportés par la collectivité ?

Réponse d’Adeline Hazan : pas de réponse à la question ci-dessus. Elle répond à Mme Vautrin et M. Beaupuy en indiquant qu’une réunion technique avec MARS et Transdev se tient chaque semaine pour analyser les causes du déficit et trouver des solutions. Elle se déclare prête à une réorganisation du réseau en indiquant que la fréquentation du tram correspond aux estimations prévues mais que celle des bus est en net recul. Elle ajoute qu’elle aura prochainement un rendez-vous avec le nouveau Président de Veolia - Transdev.

Jean-Pierre Fortuné, Maire de Tinqueux et Vice-président de Reims Métropole demande à avoir les comptes de MARS et Transdev pour les analyser. Il indique qu’une entreprise ordinaire avec un tel rapport déficit /chiffre d’affaires aurait déjà déposé son bilan.

mardi 4 décembre 2012

Conseil municipal du 3 décembre 2012

La délibération 353 (élection des délégués de Reims dans la nouvelle assemblée communautaire) est retirée de l’ordre du jour et reportée au conseil du 17 décembre.

Délibération 358 : Augmentations de loyers - Michel Guillaudeau.

Mme la Maire,

Ce projet de délibération traitant des garanties d’emprunts aux organismes logeurs je souhaite intervenir sur les augmentations de loyers décidées ces dernières semaines.

Tout d’abord l’augmentation de 2,15% des loyers à Reims Habitat va aggraver la situation des familles qui subissent déjà des hausses considérables au niveau des charges locatives (gaz par exemple), de la TVA sur des produits de première nécessité avec le passage de la TVA de 5,5% à 7% en février dernier. Rappelons que, même si nous sommes une grande ville, le niveau moyen de vie de nos concitoyens est bas. Salairemoyen.com indique un niveau de vie rémois moyen de 1415€, en progression de 1,4% en un an. Ce site nous classe à la 20 502ème place sur les 36 717 communes françaises et en recul de 1042 places en un an !

Deuxièmement, je voudrais m’élever contre les augmentations de loyer liées à des adaptations de logements. Les organismes-logeurs sont souvent sollicités par des locataires pour l’aménagement des salles de bains et des toilettes quand un des occupants rencontrent des problèmes sérieux de mobilité. Pour répondre à ces demandes, ils peuvent bénéficier de subventions de la part de divers organismes. Jusqu’ici, ces adaptations de logements (remplacement d’une baignoire par une douche par exemple) ne modifiaient pas le loyer de base mais un organisme-logeur annonce depuis peu une nouvelle politique dans ce domaine, qui va alourdir le loyer des locataires rencontrant des problèmes de santé. Une double peine en quelque sorte. Nous souhaitons, Mme la Maire, que vous interveniez auprès de l’Effort Rémois sur cette question.

Réponse : aucune.

Délibération 363 : Sages-femmes - Cédric Lattuada.

Mme la Maire,

Alors que nous nous prononçons sur la répartition géographique des sages-femmes libérales, nous constatons partout une remise en cause très inquiétante des maternités de proximité. L’ARS qui met en œuvre la loi Bachelot en est d’ailleurs pleinement responsable. Ainsi, dans un rayon de 50 km de Reims, ces dernières semaines, on a vu la fermeture de la maternité de Rethel, l’affaiblissement de la maternité d’Epernay, et actuellement il y a une grande mobilisation dans l’Aisne où l’ARS de Picardie s’attaque à l’hôpital de Château-Thierry et veut notamment déclasser la maternité du niveau 2a en niveau 1. La présence de sages-femmes libérales pour utile que ce soit en milieu rural, ne doit pas être le pendant de cette casse des maternités de proximité, ce qui en conséquence vient mettre en plus grande difficulté la maternité du CHU, dont les moyens sont aussi insuffisants.

Nombreux sont ceux sur notre territoire qui constatent une montée des inégalités dans un contexte de désertification médicale dans les zones rurales et semi rurales. C’est le fruit de 10 ans de reculs en matière de santé , de choix politiques visant uniquement a limiter les dépenses, logique comptables au cœur du programme régional de la santé contre lequel nous avons voté ici même.

Vote : contre = 7 (PCF et Ali Aissaoui) ; pour = 52 (PS + EELV + UMP + Modem).

Délibération 396 : SNC- Lavallin - Karim Mellouki.

Mme la Maire,

Notre collectivité veut déléguer par affermage son patrimoine, l’aérodrome de Reims-Prunay, à la SNC-LAVALIN, seule postulante. Nous pouvons comprendre que notre collectivité puisse souhaiter le meilleur pour la gestion de son patrimoine, pour moi, une Société Publique Locale aurait été cette expression. D’ailleurs, la SNC-LAVALIN est-elle encore un partenaire fiable ?

En effet, début 2012, les dirigeants de cette société garantissaient une situation pérenne pour Reims, celle du maintien de son siège social Europe.

Aujourd’hui, nous le savons qu’il n’en est rien. C’est la ville de Paris qui a été retenue pour une nouvelle installation avec des conséquences négatives pour l’emploi à Reims.

De plus, concernant l’international, l’intégrité de cette société est mise en cause.

Devant cette situation je ne peux qu’appeler notre commune à la prudence avec ce partenaire et j’espère que toutes les garanties ont été prises pour éviter toutes futures déconvenues. De ce point de vu, Mme la Maire, pour les Transports, vous conviendrez que j’ai quelques expériences !

C’est pourquoi je m’abstiendrai pour cette délibération.

Réponse : aucune.

Délibération 403 : Complémentaire santé - Michel Guillaudeau.

Madame la Maire,

Nous approuvons ce dispositif de participation au financement de la complémentaire santé des personnels de notre collectivité. Le barème des participations, selon l’indice de chaque salarié, nous semble une mesure de justice sociale, favorisant les salariés les moins rémunérés. Pour nombre d’agents de la catégorie C, ce dispositif va couvrir une part significative du coût de leur complémentaire santé (1/4 environ).

Délibération 431 : Mariage pour tous - Pascale Martin.

Madame la Maire,

Il me semble que ces deux vœux ne peuvent pas être retenus. L’UMP demande un débat national : il me semble que les candidats n’avaient pas écarté le sujet, ni l’un ni l’autre, et les Français ont voté. Par ailleurs, rapprocher le mariage homosexuel de la bioéthique est extrêmement scabreux : l’idée que les homosexuels sont biologiquement anormaux est un vieux discours réactionnaire.

Le vœu des Verts appelle à respecter dans le futur les lois de la République, comme si on pouvait s’y soustraire.

Alors pour quoi ces vœux ?

C’est que François Hollande ne laisse pas d’inquiéter sur sa volonté à tenir ses engagements : n°59 le droit de vote des étrangers, n° 31 le mariage pour tous avec cette idée de clause de conscience pour les Maires. Moi-même peu encline au mariage tout court, j’officie sans clause de conscience. Un droit est un droit et ne s’accorde pas avec des réserves.

Giscard d’Estaing et Simone Veil, Mitterrand et Badinter n’ont pas tremblé. L’évolution des mœurs, les aspirations de notre société ne nous permettent pas d’ouvrir des brèches à l’obscurantisme.

Autres délibérations :

délibération 355 : tarifs des services publics municipaux.

délibération 356 : subventions pour un total de 122 909€.

jeudi 22 novembre 2012

CITURA : SERVICE PUBLIC et ACTIONNAIRES NE PEUVENT FAIRE BON MENAGE !

Libre expression paru dans Vri de décembre 2012

La majorité précédente a placé, jusqu’à 2041, notre service public des transports en commun dans les mains de MARS,regroupement d’actionnaires privés avec la Caisse des dépôts et consignations. Le contrat de partenariat public-privé signé avec MARS, indique : « Le concessionnaire réalise le projet de transport et urbain et gère le service public, à ses risques et périls, dans les conditions définies par le présent contrat ». MARS a ensuite confié à Veolia Transdev l’exploitation du réseau et la réalisation du contrat.

Le rapport 2011 fourni par MARS est opaque. On y lit que les produits (recettes) sont passés de 13,18M€ en 2010 à 15,04M€ et les charges de 47 à 65M€. Difficile de savoir pourquoi quand on lit : « Autres charges : 44M€ ». Le rapport 2010 indiquait un bénéfice de 1M€ et un taux de rentabilité pour les actionnaires qui « se maintient à un taux légèrement inférieur à 10% ». Pour 2011, le déficit de MARS est de 3M€ (en plus de celui de Transdev) mais le taux de rentabilité ne figure plus ! Les experts soulignent que MARS a sous-estimé certaines charges : électricité pour le tram (+58%) ; maintenance et nettoyage des locaux (+300%) … et oublié la « boutique Citura », sa location et ses salariés. Nul ne nous fera croire que les experts et dirigeants de MARS sont des amateurs. MARS impute les conséquences  financières à Transdev qui sollicite Reims Métropole pour des subventions supplémentaires, qui envisage de réduire les salaires et le service public en supprimant des bus (pour 1 million de kms parcourus sur 8) et une centaine d’emplois.

Nous sommes en accord avec le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, qui déclare : « le recours aux partenariats public-privé a été la conséquence d’une politique avec laquelle nous sommes en rupture. » et que « les P.P.P. coûtent trop cher sur le long terme ».

Ce ne sont pas les conducteurs qu’il faut virer, mais les actionnaires.


Nadia ABID, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
GROUPE COMMUNISTE : Hôtel de Ville - Bureau 229 - 06 11 13 36 25 - www.pcfreims.org -

mardi 13 novembre 2012

conseil communautaire du 12 novembre 2012.

Délibération 144 : Application de la loi SRU - Michel Guillaudeau.

Mme la Présidente,

Ce projet de décision modificative n°3 du budget de Reims Métropole prévoit le versement de 200.000 € du budget principal au budget Transports, pour l’ajustement de la participation supplémentaire au concessionnaire MARS dans le cadre de la loi SRU (art 123). Le budget initial prévu pour 2012 était de 900 000€. Il s’agit donc d’un « ajustement » important correspondant à plus de 20% du budget prévu.

Je souhaite connaître l’évolution dans le temps du nombre de bénéficiaires de ce dispositif. Il me semble qu’il serait également important de connaître le parcours de ces nouveaux bénéficiaires de la loi SRU : des usagers des transports en commun, victimes de la crise et de l’austérité et dont les ressources ont baissé ou des non-usagers des transports en commun qui potentiellement pouvaient bénéficier de la loi et ne le faisaient pas et changent donc de mode de transport.

Note : l’article 123 de la loi SRU de (votée en 2000) prévoit une réduction de 50% du coût des transports en commun pour les bénéficiaires de la CMU-Complémentaire. Elle est appliquée à Reims depuis 2009.

Réponse : Adeline Hazan, Présidente de Reims Métropole annonce une réponse écrite à cette question technique.

Délibération 161 : Collecte des déchets ménagers - Michel Guillaudeau.

Mme la Présidente,

Jusqu’au 31 décembre 2012, notre agglomération est divisée en deux secteurs géographiques pour la collecte des ordures ménagères. Deux secteurs géographiques où la collecte s’effectue dans des conditions différentes, avec deux contrats différents et le même prestataire. Le regroupement des deux secteurs géographiques et la modification du cahier des charges vont être mise en œuvre en 2013 et ceci va générer des économies dont je souhaite connaître une estimation.

Dans mon intervention lors du conseil communautaire de septembre dernier, j’avais déclaré : « les Rémois trient bien, de mieux en mieux et contribuent à réduire les coûts ; en 2012 des recettes supplémentaires s’annoncent ; en 2013 des économies pourront être réalisées. En conclusion, il faut poursuivre en 2013 la baisse de la Teom engagée en 2012. ». Les économies annoncées pour 2013 arrivent.

Notre proposition de baisse de la TEOM de 50% en 2013 a été l’occasion d’une réponse de Reims Métropole dans la presse locale. Une réponse qui balaie d’un revers de main notre argumentation et la qualifie d’erronée. Une réponse que nous avons ressentie comme quelque peu méprisante.

Reims Métropole donne trois réponses malheureusement toutes les trois erronées :

1) il n’est pas possible de basculer la fiscalité collectée depuis 2003 par Reims Métropole pour la collecte des ordures ménagères dans le budget « ordures ménagères » car il s’agit du budget d’un service public industriel et commercial.

Faux. On peut lire sur le site du Ministère de l’intérieur : « Le produit de la TEOM ne couvre pas nécessairement toutes les dépenses afférentes au service d’élimination des déchets ménagers. Il peut en effet être complété par un prélèvement sur le budget général de la collectivité. ». En fait il s’agit d’un service public administratif et son budget annexe peut être complété par le budget principal.

2) Quant à ce qui s’est passé en 2003, l’augmentation fiscale (à la CCAR devenue depuis Reims Métropole) n’était pas ciblée (sous-entendu sur les ordures ménagères). Elle était plutôt liée au plan d’investissement de l’agglo qui se créait dans la perspective des travaux du tram notamment.

Faux. Dans Communauté magazine d’avril 2003, Jean-Louis Schneiter écrit : « Plusieurs évolutions caractérisent ce budget, dont la principale est la réunion des compétences relatives à la collecte et à l’élimination des déchets ». Dans le même article les « services financiers » précisent que le produit fiscal global sera en augmentation de près de 9,7M€ et que ce chiffre évolue avec le coût de la collecte (9,074 M€ + 0,544M€ = 9,618 M€). Entre « près de 9,7M€ » et 9,618M€ pour les ordures ménagères, il reste peu pour le projet de l’agglo et le tram.

3) en 2003, les impôts de la Ville ont augmenté de 13%.

Faux. VRI d’avril 2003 titre (page 52) titre : « Budget 2003 : les services aux rémois augmentent mais pas les impôts de la Ville ». Sur notre site, nous publions une feuille d’imposition de 2003 qui montre bien que les impôts de la Ville n’avaient pas augmentés (le taux d’imposition avait été baissé pour compenser la revalorisation des valeurs locatives).

Je souhaitais que le vice-président en charge de ce dossier puisse nous expliquer ces couacs dans les arguments de Reims Métropole mais il est absent.

Réponse de la Présidente : les réponses de Reims Métropole sont suffisantes. Les élus communistes demandent une baisse de la Teom de 50%, pourquoi pas 90% ! Il y a eu une baisse de 5% en 2012, il y en aura probablement une autre en 2013.

Note : la demande de baisse de 50% est le résultat d’un calcul. Une fiscalité de 9,7M€ en 2003, correspond à peu près à 12 M€ en 2012 par le jeu des augmentations de taux sur la période 2003-2007 et les revalorisations des valeurs locatives de 1,5% en moyenne chaque année. Douze M€ c’est la moitié de la Teom qui représente 24M€ et donc la réintégration de cette somme dans le budget « ordures ménagères » permet de baisser la Teom de 12 M€ sur 24 soit 50%.

Délibération 164 : MARS - Rapport annuel 2011 - Michel Guillaudeau.

Mme la Présidente,

Chaque année la présentation du rapport annuel du groupement MARS est l’occasion d’un débat sur le fonctionnement de notre réseau de transports en commun. En 2010 les premières inquiétudes financières apparaissent, le débat porte alors sur le déficit annoncé par l’ex-directeur de Transdev (6 M€).

Lire l’intervention sur le rapport 2010 et le document de MARS.

Au vu de la situation d’aujourd’hui, de sa dégradation rapide, des inquiétudes légitimes des salariés et également des usagers, des propositions avancées par la direction de Transdev de suppressions d’emplois (de 60 à 120), de réduction du service, j’attendais avec intérêt le rapport annuel 2011 de MARS pour apprécier les conditions d’exercice du service public de transports et disposer de données fiables. Ma déception a été grande.

Tout d’abord avec la tenue de la commission transports du 29 octobre : deux élus présents (Jean Claude Mauduit et moi-même), aucun des deux vice-présidents, aucun membre de l’exécutif n’était présent ! Quant au rapport annuel 2011 de MARS, on nous a dit qu’il arrivait par petits bouts, en pièces détachées en quelque sorte, mais nous sommes repartis les mains vides. Je lis dans le projet de délibération : «  Vu l’avis de la commission Transports en commun du 29 octobre 2012. » Rien n’a été présenté ! Aucun avis n’a été donné !

Deuxième déception avec le rapport mis en ligne mardi dernier. Quelques pages de plus que l’an dernier et beaucoup de copier-coller d’une année sur l’autre. Quelques chiffres quand même : les recettes progressent de 13,18M€ à 15,04M€ ; le nombre de personnels passe de 601 à 607 (+6) avec +10 pour les agents de maîtrise et -4 pour les conducteurs - receveurs. Quelques lignes sur la situation financière en page 46 (sur 47) :

« La société concessionnaire a présenté au titre de l’exercice 2011 un résultat déficitaire de 3,0 M €. Le caractère déficitaire du résultat ne constitue pas un élément a priori anormal pour la société concessionnaire en début de période d’exploitation du réseau bus tramway. Les deux sources d’écarts principaux viennent des aspects suivants : •Traitement comptable des dépenses dus aux mises aux normes des quais de bus et filmage des bus ; •Niveau de recettes moins important qu’attendu. »

Trois millions d’euros expliqués en quelques lignes : un peu court. Je cherche les données comptables et trouve le compte de résultats. Résultat courant avant impôts : - 12 026 989€. Effectivement les charges d’exploitation sont passées de 47 à 68M€. Pourquoi cette augmentation ? Mystère puisque les intitulés sont abscons. Exemple : « autres charges » passent de 38 à 44M€, ce qui me renseigne beaucoup.

A de multiples endroits du document il est fait référence à des annexes. D’ailleurs le projet de délibération indique : « Ce rapport est assorti d’une annexe permettant à l’autorité délégante d’apprécier les conditions d’exécution du service public. » Page 47, je trouve la liste des annexes dont l’annexe 28 qui donne le détail des charges d’exploitation. Ma recherche n’ira pas plus loin : les 30 annexes n’ont pas été communiquées aux conseillers communautaires !

Intervention suivie de multiples prises de parole sur les insuffisances du rapport. Mme Vautrin demande la tenue d’une commission générale sur le sujet. Alain Lescouet indique que le premier rapport de MARS était très positif, en discordance avec l’expression des salariés et de la direction de Citura. Selon lui la fréquentation du tram est bonne mais celle des bus en net recul. Une table ronde avec MARS, Transdev, les syndicats des salariés et Reims Métropole a eu lieu le 6 novembre. Un état des lieux a été fait mais aucune renégociation du contrat ne peut être faite. Il indique que MARS a sous-estimé nombre de coûts lors de l’établissement du contrat. Reims Métropole a demandé nombre d’éléments complémentaires au rapport annuel. La Présidente indique que les élus communautaires considèrent ce rapport de MARS comme insuffisant.

mercredi 24 octobre 2012

Conseil municipal du 22 octobre 2012

Délibération 311 : Débat d’orientations budgétaires 2013 - Karim Mellouki.

Mme la Maire,

Pour notre collectivité, en 2013, le changement, c’est pas pour maintenant ! En effet, la potion va être amère pour nos collectivités locales. Au Sénat, lors des états généraux de la démocratie territoriale censés être le prélude à une nouvelle étape de la décentralisation, le gouvernement a demandé comme préalable de s’associer aux efforts de redressement des comptes publics. Et la facture est connue depuis la semaine dernière : 2,250 milliards d’euros d’économies à réaliser d’ici à 2015.

Pour les communes, les départements et les régions, la rigueur se traduira la première année, en 2013, par un gel de la dotation de l’État aux collectivités. Cette dotation s’élève à 50 milliards d’euros par an sur un budget global de 219 milliards d’euros. Compte tenu de l’inflation, le gel de la dotation représente dans les faits une baisse d’environ 2 % des moyens pour les collectivités locales. Une décision « attendue et raisonnable », a tenté d’expliquer M. André Laignel, président du comité des finances locales. En effet, les collectivités sont déjà soumises à ce régime sec depuis deux ans.

Concernant les conséquences de ces décisions, d’après M. Michel Klopfer, spécialiste et expert des collectivités, elles concerneraient l’investissement qui sera le premier à pâtir de la baisse des dotations, au grand dam des entreprises du BTP. Ensuite, les élus(es) pourraient envisager de couper un peu plus dans les subventions aux politiques sportives, culturelles et d’une manière générale sur les autres politiques dites « facultatives ». Pour le plus gros poste de dépense, celui du personnel, s’il n’est pas question pour le gouvernement, pour l’instant, de faire appliquer la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, concernant les collectivités locales, la question du financement sera bel et bien posée.

A la marge de ce débat, pour nos agents, le CNFPT va voir la cotisation de notre collectivité revenir à 1% après être passée à 0,9%. Le passage à 0,9% avait eu pour conséquence pour les personnels et notre collectivité le désengagement du CNFPT de la prise en charge des déplacements. Pour demain, avec le retour à une cotisation à 1% nous demandons le retour de cette disposition.

Mais en général, pour Reims, quels seront donc les choix possibles devant la continuité du désengagement de notre Etat ? Sachant que les propositions du groupe PCF restent identiques, que les aspects sociaux et l’humain d’abord prévalent sur toutes autres considérations. La crise est bien celle des spéculateurs, des financiers et des banques, pas celle des peuples. Il est donc hors de question pour nous de faire payer les victimes de tous ces abus. Alors qu’attendons-nous ? Le changement est urgent !

Document : Rappel de l’intervention du groupe des élus(es) socialistes au conseil municipal en 2011.

Depuis plusieurs années, l’Etat mène une réelle politique de désengagement vis-à-vis des collectivités territoriales. Elle s’illustre particulièrement par des transferts de compétences mal compensés et par la diminution de certaines dotations.

La Loi de Finances pour 2011 marque une forte accentuation de cette politique avec le gel annoncé pour 3 ans des dotations aux collectivités territoriales.

Cette mesure n’est pas acceptable pour 3 raisons principales :

-  Les collectivités territoriales ne sont responsables ni du déficit public ni de l’endettement excessif de l’Etat. Il convient ainsi d’observer que contrairement à l’Etat, dont le budget 2010 atteint un déficit record de 152 milliards d’€, les collectivités ne peuvent pas légalement voter de budgets déficitaires. De plus, les 36 000 communes, les 100 départements, et les 26 régions n’atteignent pas, tous ensembles, le seuil de 10 % de la dette nationale. L’Etat est donc plus de 10 fois plus endetté que l’ensemble des collectivités.

-  Un tel désengagement fait peser de graves menaces sur la reprise économique. En effet, la diminution des moyens des collectivités risque de limiter leur capacité d’investissement. Or, 75% de l’investissement public en France est porté par les exécutifs locaux. Comme l’indique de nombreux économistes, un fléchissement de l’investissement pourrait compromettre la sortie de crise au vue de la faiblesse de la croissance.

-  Les élus locaux n’ont pas été consultés. Comme sur de nombreux sujets, l’Etat agit sans discussion préalable avec les acteurs concernés. Cette méthode ne peut admise sur des sujets d’une telle importance.

Délibération 311 : Débat d’orientations budgétaires 2013 - Michel Guillaudeau.

Madame la Maire,

J’interviens concernant la politique de l’Etat vis-à-vis des collectivités en général et des conséquences pour notre commune. En même temps, j’avancerai un certain nombre de propositions, d’ordre national et local.

Le gel des dotations aux collectivités en 2013, leur baisse en 2014 et 2015 va mettre nombre de communes en difficulté et notamment la nôtre. La Ville de Reims va être notamment exposée du fait des faibles ressources des habitants de notre ville qui se classe au 26 166ème rang sur 36 717 communes pour le salaire moyen (salairemoyen.com). Un classement en recul de 760 places par rapport au précédent.

Le gouvernement prend des décisions de gel et de baisse des dotations alors que les besoins sociaux vont exploser. Déjà le nombre de demandes au CCAS progresse rapidement ainsi que le nombre d’enfants inscrits dans les cantines scolaires. Les communes étant l’échelon le plus proche des habitants vont être les plus exposées. Un plan national d’économies et de recettes nouvelles vient d’être décidé pour un montant de 30 milliards alors que chaque année le remboursement des seuls intérêts de la dette est de 55 milliards d’euros. Cinquante cinq milliards d’euros pour les banques qui emprunte à 1% à la BCE (banque centrale européenne) et prête à l’Etat Français à 3 ou 4% ! Pourquoi la BCE ne prête-elle pas directement aux Etats comme la FED américaine qui a prêté à l’Etat américain en 2008 au taux de 0,01% ? Côté recette, la commission sénatoriale sur l’évasion fiscale la chiffre à au moins 30 milliards d’euros. A quand des mesures et des moyens en personnels pour lutter contre cette évasion ?

Je n’ai pas trouvé dans le document préparatoire à ce débat d’orientations budgétaires un paragraphe consacré à la réforme de l’école engagée par le Ministère de l’Education Nationale. Dans l’école, Etat et communes agissent côte à côte, avec des compétences bien définies. Des modifications importantes de l’organisation scolaire par l’Etat vont avoir des conséquences importantes pour les communes. A l’école, le rôle de la commune, c’est le triple E : encadrement avec les ATSEM et le SMA ; entretien pour les locaux et énergie. Le passage de 4 jours à 4 journées et demie va avoir des conséquences sur ces trois domaines. Les horaires des enfants vont changer, ceux des parents vont rester les mêmes. Une telle réforme, engagée par l’Etat, ne peut se faire que dans la concertation avec les communes. Des moyens supplémentaires de l’Etat doivent être attribués aux communes pour faire face aux nouvelles dépenses et garantir l’égalité sur tout le territoire national, indépendamment des moyens financiers de la commune.

Je ne sais si cees propositions de 55 milliards par an d’économies sur les banques et de 30 milliards minimum de recettes nouvelles à aller chercher sur l’évasion fiscale seront suivies d’effet. Nous faisons donc trois propositions locales :

-  le nombre grandissant de cantiniers dans les écoles accroît les dépenses de la collectivité. Nous proposons que, pour les familles en « haut du barème » et les familles non-rémoises, le tarif appliqué soit égal au prix coûtant. (Proposition déjà faite). Cette proposition ne dégagera peut être que peu de moyens supplémentaires mais elle nous semble une mesure de justice.

-  nous allons décider toute à l’heure (délibération 343) de vendre un immeuble, qui fait partie de notre patrimoine, à l’Effort Rémois pour un montant de 1,05 M€. Il existe bien d’autres immeubles de notre patrimoine que nous pourrions vendre. Ainsi, à quelques rues de chez moi, un logement autrefois utilisé par un personnel d’astreinte est vide depuis près de trois ans. Comment accélérer ces ventes de patrimoine et ainsi amener des recettes et diminuer les dépenses d’entretien ? Peut-être faut-il renforcer le service concerné ?

-  il apparaît que notre pays ne mobilise que 52% des fonds structurels européens disponibles. Quelle est la situation pour Reims et quels progrès sont possibles ?

Réponse de Stéphane Joly, adjoint, qui annonce que des cessions de patrimoine sont prévues en 2013.

lundi 22 octobre 2012

QUELLE TEOM EN 2013 ? (suite …)

En octobre, nous écrivions : « Les Rémois trient bien, de mieux en mieux et contribuent à réduire les coûts. Il faut poursuivre en 2013 la baisse de la TEOM ». Nous écrivions aussi que, depuis 2003, les habitants contribuent dans leurs impôts, au financement de la collecte
des déchets ménagers et qu’en reversant cette somme au budget des « ordures ménagères », il est possible de baisser la TEOM de 50%.


Par presse interposée, Reims Métropole balaie d’un revers de main notre argumentation et la qualifie d’erronée. Reims Métropole donne trois réponses : ce n’est pas possible ; la hausse des impôts de l’agglomération (2003) ne concernait pas spécialement les ordures ménagères ; en 2003, les impôts de la Ville ont augmentés de 13%. Une réponse qui nous fait passer pour des « amateurs ». Au contraire, nous avançons régulièrement des propositions, sérieuses et réalistes, avec l’objectif de contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens. Nous démontrons que les réponses de Reims Métropole sont toutes les trois erronées. 

1- « Le produitde la TEOM ne couvre pas nécessairement toutes les dépenses afférentes au service d’élimination des déchets ménagers. Il peut en effet être complété par un prélèvement sur le budget général de la collectivité. » (Ministère de l’Intérieur). 

2- Dans Communauté magazined’avril 2003, Jean-Louis Schneiter écrit : « Plusieurs évolutions caractérisent ce budget, dont la principale est la réunion des compétences relatives à la collecte et à l’élimination des déchets ».

3-VRI d’avril 2003 titre (p 52) « Budget 2003 : les services aux rémois augmentent mais pas les impôts de la Ville ».

Notre proposition représente 100€ annuels de pouvoir d’achat supplémentaire par famille, ce n’est pas le Pérou mais par les temps qui courent c’est loin d’être négligeable. (arguments et documents sur notre site www.pcfreims.org).
Nadia ABID, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
GROUPE COMMUNISTE : Hôtel de Ville - Bureau 229 - 06 11 13 36 25 - www.pcfreims.org -

mardi 25 septembre 2012

Conseil municipal du 24 septembre 2012

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Délibération 239 : Modification budgétaire 2012 - Karim Mellouki.

Mme la Maire,

J’ai intitulé mon intervention : « Solidarité Oui, Austérité Non ! »

Notre commune, nos collectivités territoriales, le département, la région, notre Etat sont interdépendants les uns des autres, ils représentent le socle de l’unité de notre pays pour tous. C’est la France !

En effet, quelle serait la nature de notre vie collective, sociale et environnementale, économique et fiscale si pour le budget de notre ville de Reims notre Etat n’intervenait pas dans le cadre de la solidarité nationale par ses dotations, par ses subventions à la réalisation des équilibres de notre fonctionnement, des investissements de notre collectivité dont notre population a besoin. Cette solidarité s’exprime au travers de nos différents services publics et dans l’exercice de ses compétences de proximité comme l’éducation, le nettoiement, les crèches, les déplacements et bien d’autres choses encore. C’est la République, une et indivisible qui doit être la règle. A ceux, « responsables politiques » ou médias, à ceux qui s’opposent à nos institutions, qui mentent, qui trompent, qui montent les gens de notre pays les uns contre les autres, à ces irresponsables nous disons : « prenez garde car la patience du peuple Français a ses limites ! »

Comment, demain, nos concitoyens pourront comprendre que nos collectivités sont dans l’incapacité de répondre et de gérer les besoins de proximité car notre gouvernement, ses élus(es) auront abandonné leurs prérogatives et leur représentativité à d’autres, celle de la compétence budgétaire nationale, et donc, celles de ses collectivités locales par la même occasion. Parce qu’après avoir fait voté la loi de ratification du Mécanisme Européen de Stabilité lors des cessions parlementaires et du Sénat de février 2012 et mener le pays vers la ratification du futur Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance en octobre. Demain, les Etats européens, dont la France, devront s’y soumettre et être sous la tutelle budgétaire de Bruxelles et cela sans consultation de nos concitoyens.

Pourquoi, alors que cette tutelle est pourtant liberticide et s’oppose à notre constitution, puisque dans l’article 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le préambule de notre constitution établit la souveraineté du peuple en matière de politique budgétaire, pourquoi alors que ce traité est celui de Mme Merkel et M. Sarkozy, dit traité Merkozy, pourquoi, alors qu’il est anticonstitutionnel, pourquoi n’avons-nous même pas pu trouver 60 députés ou sénateurs déclarés de gauche pour déposer un recours à ce même Conseil Constitutionnel ! Pourtant il y a eu des promesses d’engagement du candidat Président pour la renégociation de ce traité au point 11 de son programme, rien n’a été obtenu et rien n’a été changé du document initial !

C’est pourtant l’austérité, la misère qui va s’amplifier et nous frapper dans toute sa violence ; par l’augmentation des pertes d’emploi, l’accélération des baisses du pouvoir d’achat, l’accroissement de la suppression des services publics que ce traité va produire. C’est trente milliards à trouver : c’est finalement le montant de l’effort que la France devra fournir pour ramener son déficit public de 4,5 % du PIB en 2012 à 3 % en 2013. Un chiffre révélé par le président de la République lui-même, c’est aussi l’estimation la plus reprise, celle de la Cour des comptes. Cet effort devrait atteindre 33 milliards en prenant l’hypothèse que la croissance économique serait de 1 % en 2013. Désormais, le gouvernement table sur une hausse du PIB de 0,8 % l’an prochain. Le Président de la République, M. François Hollande a ainsi déclaré : «  Nous prendrons une prévision réaliste, inférieure à 1 %, sans doute de 0,8 % ». Exit donc la prévision officielle de 1,2 % qui avait cours jusqu’alors.

Comment est-il possible, dès lors, que l’effort budgétaire soit de 30 milliards au lieu de 33 milliards -, alors que la prévision de croissance est plus faible - 0,8 % au lieu de 1 % ? C’est en ajoutant environ 6 milliards de redressement déjà votés lors de la loi de finances rectificative de juillet. Des mesures qui ont pris la forme de hausses d’impôt (contribution d’ISF, refiscalisation des heures sup...). La facture totale s’élève donc à près de 36 milliards. Soit trois milliards de plus que le chiffrage prévu. En effet, 0,1 point de croissance économique en moins, c’est environ 1 milliard de plus à trouver pour redresser les comptes publics.

Et demain, ce serait plus encore puisque nous devrions revenir à 0,5% de déficit public et qu’il faudrait respecter ce principe absolu du durcissement du cadre budgétaire européen avec ce nouveau Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance.

Responsable, il n’est pas possible d’accepter de subir ce diktat sans que notre peuple soit consulté directement, la démocratie l’exige !

C’est aussi ce MES devenu une entité morale indépendante qui devrait couvrir les besoins de tous. Comment le croire lorsque vous savez qu’il est entre les mains de technocrates comme M.Draghi, président de la BCE, ancien président de la branche européenne de la Banque Goldman Sachs de 2002 à 2005 à la période du début des grands déboires de la Grèce avec celle-ci, comme M.Papademos premier ministre grec, comme M.Monti chef du gouvernement italien et d’autres encore... tous des personnes issues de la finance. Ce sont eux, les pyromanes qui crient au feu et à qui il est demandé d’éteindre les incendies qu’ils ont allumés en Europe ! De qui se moque-t-on ?

Le MES n’est donc pas un outil des solidarités entre européens, mais bel et bien l’instrument de l’austérité permanente aux mains des financiers et des banques. Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, représente lui la conclusion du coup d’état institutionnel en cours en Europe, la disparition de notre indépendance, celle de notre autonomie économique et budgétaire, de notre identité nationale. C’est bien la voie vers une dictature technocratique Européenne que certain appelle de leurs vœux.

Nous, représentants du Front de gauche, élus(es) communistes et républicains, nous appelons donc à la résistance toutes les forces progressistes de gauche, nous appelons le peuple à agir, à débattre, à exiger un référendum afin que soit respectés et pas spoliés ses droits, ceux de décider pour lui-même de sa destinée républicaine ou pas.

Le dimanche 30 septembre 2012, place de la Nation, sera pour tous, par la mobilisation, l’expression de cette exigence !

Intervention de la Maire qui cite l’article 18 du règlement intérieur du conseil municipal et déclare qu’elle n’acceptera plus les déclarations politiques sans rapport avec la délibération.

Mme Touzel (Modem) se félicite publiquement de la mise sous tutelle de notre pays pour le remettre sur les rails.

Délibération 242 : Cello Plastic - Michel Guillaudeau.

Madame la Maire,

Nous voterons cette délibération qui va permettre d’apporter, de manière légale, des moyens d’investissements à l’entreprise Cello Plastic par rachat de ses locaux par la SAS Patrimoniale de la Marne puis location ceux-ci à l’entreprise. Le rôle de la Ville étant de garantir en partie l’emprunt réalisé par la SAS pour cette acquisition. Une telle opération a déjà été menée dans le passé pour Reims Aviation et Chausson. Je souhaite savoir ce que sont devenus les ex-locaux de Chausson et qui en est propriétaire. Si la Ville en est propriétaire, un transfert vers Reims Métropole, qui détient la compétence développement économique, est- il prévu ?

Réponse de Jean-Claude Laval, adjoint : Il y avait un litige dans ce dossier et nous avons été déboutés au Tribunal et en appel. Chausson Outillage reste donc propriétaire des locaux.

Délibération 289 : Gymnase et salle municipale Saint Thierry - Michel Guillaudeau.

Madame la Maire,

Le texte de la note de synthèse et du projet de délibération concernant le gymnase Saint-Thierry et la salle municipale sont très succincts. Je souhaite savoir si le projet de gymnase pour le lycée Roosevelt est intégré à ces transformations des locaux actuels. Un accord a été signé, il y a bien longtemps maintenant, entre la Ville de Reims et la Région pour la construction et le cofinancement de deux gymnases à Croix-Rouge pour les lycées Arago et Joliot-Curie (gymnase Lapique) et un pour le lycée Roosevelt déjà dénommé gymnase Perez. (En journée il sera à disposition des lycéens et étudiants de Roosevelt et en soirée et en week-end il sera disponible pour les clubs). Je pose la question parce que je représente, avec M. Joannesse, la Ville au Conseil d’administration du lycée Roosevelt et que nous sommes régulièrement interpellés à ce sujet.

Réponse de Mme Michel, adjointe aux Sports : Il y a eu beaucoup de retard dus à la pollution du terrain initialement prévu et aux bouleversements que ce quartier (Clairmarais) a connu. Le gymnase Roosevelt est bien intégré au projet avec un gymnase et une salle polyvalente attenante.

Délibération 291 : Equipement public Croix - Rouge - Michel Guillaudeau.

Madame la Maire,

Le terme « équipement public Croix-Rouge » utilisé dans ce projet de délibération est peu explicite. S’agit-il de la Maison de Quartier Pays de France que les habitants appellent de leurs vœux depuis des décennies ? Les besoins dans ce sous-quartier de Croix-Rouge sont immenses notamment pour les enfants et les jeunes et les petites associations sans locaux pour mener leur activité indispensable au quartier. La salle municipale François Mauriac, située à proximité du quartier répond à certains besoins mais elle est difficilement accessible car très sollicitée par les associations rémoises et peu adaptée à des réunions de type « réunions familiales ».

D’autre part je souhaite que ce projet soit rapidement présenté au conseil de quartier. Cela répondra à la demande des habitants d’un ordre du jour du conseil de quartier plus centré sur les besoins et les réalisations qui se font dans le quartier, plus proche de leurs préoccupations.

Réponse d’Eric Quénard, adjoint en charge du programme de renouvellement urbain : Il s’agit d’un équipement public avec une salle de spectacle, des studios d’enregistrement et une partie Maison de Quartier destinée à la petite enfance et à un incubateur associatif. La présentation se fera au Conseil de Quartier dans les prochaines semaines.

Autres délibérations :

Délibération 240 : attribution de subventions pour un montant total de 214 302€.

 Délibération 261 sur les bourses aux étudiants fixées à 250€ (le département vient de décider de ne plus attribuer de bourses aux étudiants

Délibération 258 : réouverture de l’ex - Bistroquet à Croix du Sud

dimanche 23 septembre 2012

QUELLE TEOM (taxe d’élimination des ordures ménagères) EN 2013 ?

Libre expression paru dans VRI d'octobre 2012.

Le rapport 2011 sur l’élimination des déchets ménagers montre que les résultats obtenus sont très bons : le tonnage global des ordures ménagères baisse ; le tonnage du tri sélectif augmente; la qualité de ce tri s’améliore (le taux de refus passe de 11,6% en 2010 à 11,1%); le tonnage en déchetterie baisse. Reims Métropole collecte 468 Kg/an/habitant contre 588 au niveau national. Le slogan « Reims : tri desdéchets, on y met du coeur plus qu’ailleurs » se confirme chaque année. C’est surtout le résultat de la mobilisation d’une part croissante de la population. Avec plus de tri sélectif et une meilleure qualité de celui-ci la revente des matières triées passe de 0,7M€ en 2010 à 1,18M€en 2011. Plus de tri sélectif, c’est moins de contenu dans les poubelles vertes et moins d’incinération coûteuse (90€ la tonne), donc des économies pour la collectivité. Les Rémois trient bien, de mieux en mieux et contribuent à réduire les coûts pour la collectivité. Gagnant – gagnant, donnant – donnant, il faut poursuivre en 2013 la baisse de la Teom engagée en 2012.


En même temps que la TEOM a été créé un budget spécifique aux ordures ménagères. Les dépenses y apparaissent ainsi que le produit de la TEOM et certaines recettes (subventions, ventes de matériaux). En 2003, la compétence « ordures ménagères » a été transférée des communes à Reims Métropole. La fiscalité communautaire a alors été augmentée de 7,5M€ (+21%) pour faire face à cette nouvellecharge. Avec la création de la TEOM, cette somme (aujourd’hui environ 10M€) reste dans le budget général de Reims Métropole. Il est possible financièrement, au vu de la situation de notre agglomération dereverser cette somme du budget principal au budget annexe des « ordures ménagères » et donc de baisser la TEOM de 50%.


Nadia ABID, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI
GROUPE COMMUNISTE : Hôtel de Ville - Bureau 229 - 06 11 13 36 25 - www.pcfreims.org -

mardi 11 septembre 2012

conseil communautaire du 10 septembre 2012

Délibération 140 : Elimination des déchets ménagers - Michel Guillaudeau.

Mme la Présidente,

Comme chaque année nous examinons aujourd’hui le rapport annuel d’élimination des déchets ménagers de l’année précédente, c’est-à-dire 2011. Ce rapport relate deux incidents majeurs : celui du 2 novembre 2009 sur la conduite du réseau de chaleur entre l’usine d’incinération Remival et la Chaufferie Croix-Rouge - Murigny et celui du 3 juillet 2011 avec l’incendie d’une partie de l’usine d’incinération. Ces accidents pèsent négativement sur les résultats 2011 qui sont pourtant très bons.

Je cite quelques chiffres issus du rapport :

-  un tonnage global des ordures ménagères en baisse.

-  un tonnage en hausse pour le tri sélectif (bacs jaunes) et une meilleure qualité de ce tri avec un taux de refus (taux des matières trouvées dans ces bacs alors qu’elles n’y ont pas leur place) qui passe de 11,6% en 2010 à 11,1% en 2011.

-  un tonnage en déchetterie en baisse.

Au total Reims Métropole collecte 468 Kg/an/habitant contre 588 au niveau national. Le slogan « Reims : tri des déchets, on y met du cœur plus qu’ailleurs » est confirmé chaque année et est le résultat de la mobilisation d’une part croissante de la population. C’est aussi le résultat de l’action de la collectivité pour simplifier le geste de tri, mieux l’expliquer et remédier à certaines aberrations : jusqu’il y a peu le quartier Eisenhower - Taittinger (2 000 logements) était privé de tri sélectif. Des bacs enterrés y apparaissent ... mais l’ensemble du quartier n’est pas encore couvert.

Avec plus de tri sélectif et une meilleure qualité de celui-ci la revente des matières triées progresse de 0,7M€ en 2010 à 1,18M€ en 2011. La hausse du prix de ces matières et la signature de nouveaux contrats de revente contribuent également à cette envolée.

Pour 2012, l’augmentation de la puissance, plus 15%, du réseau de chaleur qui alimente la Soccram devrait amener des recettes supplémentaires. Cela devrait également conforter la part des énergies renouvelables dans les combustibles utilisés par la chaufferie urbaine (36% actuellement).

En 2013, la signature de nouveaux contrats de collecte avec notamment une baisse du nombre de collectes hebdomadaires que permet la baisse des tonnages collectés doit limiter les coûts.

Je pense que vous voyez où je veux en venir : les Rémois trient bien, de mieux en mieux et contribuent à réduire les coûts ; en 2012 des recettes supplémentaires s’annoncent ; en 2013 des économies pourront être réalisées. En conclusion, il faut poursuivre en 2013 la baisse de la Teom engagée en 2012.

Intervention : Mme Vautrin parle de « cagnotte » dans le budget ordures ménagères de Reims Métropole et propose également de baisser la TEOM.

Réponse de la Présidente : Adeline Hazan rappelle la baisse de 5% en 2012 (qui se traduit par - 3,4% sur les feuilles d’impôt) mais ne ferme pas la porte à une nouvelle baisse en 2013.

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